Éditeur : JC Lattès - Date Parution : janvier 2012 - 284 pages d'amour, d'humour et de tendresse !
Suite à un accident cérébral, Fatima est murée dans un silence à l’hôpital. Son fils Saïd se retrouve au chômage : il vient de perdre son emploi de courtier en assurances. Après les attentats du 11 septembre, il décide changer son prénom et tombe amoureux de Clothilde.
Humour, tendresse, non dits, souffrance et amour, voilà ce
qui résume ce roman ! L'entreprise
qui employait Saïd est est rachetée et il est licencié. Il paye les pots cassés de ses origines arabes dans une France qui aux lendemains du 11 septembre a peur. Sans
emploi, il a plus de temps pour passer voir sa mère hospitalisée. Fatima ne
parle pas, ne bouge pas. Elle va cependant parvenir à pouvoir écrire un
peu. Elle passe ses journées à observer
l’équipe soignante mais surtout elle revisite ses souvenirs : Alger, son
enfance à l’orphelinat, son départ pour la France et à la petite fille qui
porte une robe jaune. Cette petite fille est récurrente et on comprend tout l’amour
qu’elle lui porte. Saïd vit des amours tumultueuses avec Clothilde. Lui aussi
revient sur son enfance, ses relations avec
sa mère qui ne lui jamais dit qu’elle
l’aimait. Les non-dits sont nombreux surtout quand il s’agit de l’amour d’une mère
pour son fils. Les histoires se déroulent
avec beaucoup d’humour de la part de Saïd et de fierté, de la souffrance
pour sa mère. On découvre la vie de Fatima et ce qu’elle n’avait jamais voulu raconter
ou avouer à son défunt mari ou à son fils.
Une très, très jolie
découverte lue d'une traite et j’ai terminé cette lecture le cœur serré…
-Maintenant que papa est mort, est ce- ce qu’il y aura une place
pour moi dans ton cœur ?
J’ai répondu qu’il y avait toujours eu une place pour lui
dans mon cœur.
-Une place, une vraie, maman. Pas un strapontin.
