Éditeur : Plon - Date de parution : Janvier 2012 - 313 pages à savourer !
Dans l’Amérique de la fin des années 1960, Ridley surnommé Pouce pour sa petite taille est
élevé dans une communauté hippie. Arcadia est basée sur l’égalité, le travail
communautaire, le végétalisme. L’endroit attire de nombreuses personnes en quête
d’un monde meilleur. A Arcadia, la drogue et le sexe libre sont monnaie
courante. Alors que Pouce est un adolescent amoureux d’Helle
une des filles du gourou, la communauté se dissout.
Adulte, Pouce vit à New-York et est professeur de fac. Ses parents se sont séparés et il est père d’une
petite fille dont la mère n’est autre qu’Helle. Mais celle-ci est partie. Définitivement.
Pouce possède en lui une foi inébranlable de certaines valeurs. Des valeurs comme
des graines semées d’Arcadia et qui ont germé. Pouce est un homme « bon » qui a su s’adapter
à un environnement qu’il ne connaissait
pas. Son amour pour Helle est intact et entier. La vie est parfois une boucle
et Pouce reviendra à Arcadia avec sa fille.
Je ne veux pas en dire trop ou plus sur ce roman car on en retire un sentiment de paix intérieure à la lecture. Et, il faut savoir l'apprécier.
Après Les montres de Templeton, Lauren Groff démontre une fois de plus tout son talent de romancière. Avec une écriture plus posée et réfléchie, ce
livre possède un rythme presque musical. J’ai savouré cette histoire. Tranquillement et gagnée par un certain réconfort que seuls certains livres peuvent nous procurer...
Peu importe que cette histoire soit vraie. Pouce manipule
les images : il sait que l’essentiel n’est pas que les histoires soient
véridiques. Il comprend, avec cette impression d’un courant d’air qui balaie
une pièce, qu’en perdant ces histoires sur nous-mêmes, auxquelles nous croyons,
c’est aussi nous-mêmes que nous perdons.
Le billet de Cathulu.
