Et les lauréats du Grand prix des Lectrices ELLE 2013 sont :
Catégorie Roman : Arrive un vagabond de Robert Goolrick , un coup de cœur ! Mon choix final se portait sur ce roman et Avenue des géants de Marc Dugain.
Catégorie Document/Essai : L'élimination de Rithy Panh avec Christophe Bataille, un document bouleversant tout autant que Réanimation de Cécile Guilbert.
Catégorie Policier : Les apparences de Gillian Flynn, un thriller que je n'avais pas pu lâcher avant de l'avoir terminer ! Le seul livre de cette catégorie à m'avoir marquée.
Alors, heureuse ??? Oui !
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jeudi 30 mai 2013
lundi 15 avril 2013
Salman Rushdie - Joseph Anton
Éditeur : Plon - Traduit de l'anglais par Gérard Meudal - Date de parution : Septembre 2012 - 726 pages denses et un plaidoyer pour la liberté !
Le 14 février 1989, la vie de Salman Rushdie auteur des versets sataniques bascule. Il apprend par un journaliste que l'Ayatollah Khomeini a lancé une fatwa contre lui. Désormais sa tête a un prix. Durant neuf longues années, sa vie et celle de sa famille sont bouleversées. Il est placé sous protection policière en permanence et devient Joseph Anton un personnage clandestin. Sa liberté est réduite à néant. Son domicile ressemble à une forteresse, le peu de ses déplacements doit être approuvé par la police. Il est comme un prisonnier alors qu'il n'a commis aucun délit. S'il trouve du soutien auprès de ses amis, de certains écrivains ou de personne connues, son cas embarrasse à plus d'un niveau. Sur les places politiques, on lui offre un soutien déguisé devant les journalistes. Mais la diplomatie et les relations avec l'Iran sont pour certains pays plus importantes que le cas Salman Rushdie. Au fil du temps, les médias s'insurgent du coût de sa protection payée par le contribuable, certains de ses éditeurs font marche arrière pour la publication des versets sataniques en livre de poche et d'autres prennent le risque. La fatwa est une pieuvre qui s'étend à tout ce qui touche l'auteur et son livre. Si chaque 14 février est un anniversaire particulier, l'opinion publique semble lassée mais Salman Rushdie continue à se battre pour la liberté. Un combat qui mobilise tant d'énergie que l'auteur n'écrit plus ou presque. Sa vie d'homme, d'époux, de père, d'auteur et d'homme est en affectée. Face à des moments de solitude, il ne perdra jamais espoir ni son sens de l'humour. En 1999, la fatwa est levée et Joseph Anton n'est plus mais la fondation 15 Khorad offre aujourd’hui 3,3 millions de dollars pour son meurtre...
Dans ce livre dense qui fourmille de détails, l'auteur a choisi de s'exprimer à la troisième personne. Sans se placer sur un piédestal, il se montre tel qu'il est toute franchise avec ses faiblesses et en revenant sur les erreurs qu'il a commises.
Malgré quelques longueurs, j'ai très vite été passionnée par ce livre qui interpelle et qui est une véritable mine de réflexions sur la liberté d'expression, l'Islam intégriste, les intérêts politiques qui peuvent hélas prendre le pas sur la vie d'un homme.
Un plaidoyer pour la liberté à mettre entre toutes les mains ! Un livre hérisson tant j'y ai inséré de marque-pages...
Il commençait à apprendre la leçon qui allait lui rendre la liberté : se laisser emprisonner par le besoin d'être aimé revenait à être enfermé dans une cellule où l'on éprouve d'infinis tourments et dont il est impossible de s'échapper. Il fallait qu'il comprenne qu'il y avait des gens qui n el'aimeraient jamais. Il pouvait toujours expliquer patiemment son travail, préciser clairement les intentions qu'il avait eues en écrivant, ils ne l'aimeraient pas. Les esprits qui ne raisonnaient pas, qui se laissaient guider par la foi absolue imperméable au doute ne pouvaient pas être convaincus par des arguments raisonnables. Ceux qui l'avaient diabolisé ne diraient jamais : "Au fond, il n'est pas Démoniaque". Il fallait qu'il se fasse une raison. De toute façon, lui non plus n'aimait pas ces gens-là. Du moment qu'il revendiquait clairement ce qu'il avait écrit et déclaré, du moment qu'il était en accord avec son travail et ses prises de positions publiques, il pouvait supporter d'être détesté. (...) Ce qu'il avait besoin de savoir précisément maintenant, c'était pourquoi il se battait. La liberté de parole, la liberté d'imagination, la fin de la peur et cet art ancien et magnifique qu'il avait le privilège de pratiquer. Mais aussi le scepticisme, l'irrévérence, le doute, la satire, la comédie et la jubilation profane. Il ne fléchirait jamais dans plus dans la défense de toutes ces choses.
L'histoire de sa petite bataille, elle aussi, touchait à sa fin. (...) il aurait été facile, après tout ce qui lui était arrivé, après l'énormité du crime commis contre la ville, de se laisser à haïr cette religion, aussi bien que ses fidèles, au nom de laquelle ces actes avaient été commis. (...) Il prit le parti de croire en la nature humain et dans l'universalité de ses droits, dans sa morale et dans sa liberté, et de résister aux sirènes du relativisme qui était la source même des invectives de ces armées de religieux (..) et de leurs compagnons de route.
De nombreux billets sur Babelio
Le 14 février 1989, la vie de Salman Rushdie auteur des versets sataniques bascule. Il apprend par un journaliste que l'Ayatollah Khomeini a lancé une fatwa contre lui. Désormais sa tête a un prix. Durant neuf longues années, sa vie et celle de sa famille sont bouleversées. Il est placé sous protection policière en permanence et devient Joseph Anton un personnage clandestin. Sa liberté est réduite à néant. Son domicile ressemble à une forteresse, le peu de ses déplacements doit être approuvé par la police. Il est comme un prisonnier alors qu'il n'a commis aucun délit. S'il trouve du soutien auprès de ses amis, de certains écrivains ou de personne connues, son cas embarrasse à plus d'un niveau. Sur les places politiques, on lui offre un soutien déguisé devant les journalistes. Mais la diplomatie et les relations avec l'Iran sont pour certains pays plus importantes que le cas Salman Rushdie. Au fil du temps, les médias s'insurgent du coût de sa protection payée par le contribuable, certains de ses éditeurs font marche arrière pour la publication des versets sataniques en livre de poche et d'autres prennent le risque. La fatwa est une pieuvre qui s'étend à tout ce qui touche l'auteur et son livre. Si chaque 14 février est un anniversaire particulier, l'opinion publique semble lassée mais Salman Rushdie continue à se battre pour la liberté. Un combat qui mobilise tant d'énergie que l'auteur n'écrit plus ou presque. Sa vie d'homme, d'époux, de père, d'auteur et d'homme est en affectée. Face à des moments de solitude, il ne perdra jamais espoir ni son sens de l'humour. En 1999, la fatwa est levée et Joseph Anton n'est plus mais la fondation 15 Khorad offre aujourd’hui 3,3 millions de dollars pour son meurtre...
Dans ce livre dense qui fourmille de détails, l'auteur a choisi de s'exprimer à la troisième personne. Sans se placer sur un piédestal, il se montre tel qu'il est toute franchise avec ses faiblesses et en revenant sur les erreurs qu'il a commises.
Malgré quelques longueurs, j'ai très vite été passionnée par ce livre qui interpelle et qui est une véritable mine de réflexions sur la liberté d'expression, l'Islam intégriste, les intérêts politiques qui peuvent hélas prendre le pas sur la vie d'un homme.
Un plaidoyer pour la liberté à mettre entre toutes les mains ! Un livre hérisson tant j'y ai inséré de marque-pages...
Il commençait à apprendre la leçon qui allait lui rendre la liberté : se laisser emprisonner par le besoin d'être aimé revenait à être enfermé dans une cellule où l'on éprouve d'infinis tourments et dont il est impossible de s'échapper. Il fallait qu'il comprenne qu'il y avait des gens qui n el'aimeraient jamais. Il pouvait toujours expliquer patiemment son travail, préciser clairement les intentions qu'il avait eues en écrivant, ils ne l'aimeraient pas. Les esprits qui ne raisonnaient pas, qui se laissaient guider par la foi absolue imperméable au doute ne pouvaient pas être convaincus par des arguments raisonnables. Ceux qui l'avaient diabolisé ne diraient jamais : "Au fond, il n'est pas Démoniaque". Il fallait qu'il se fasse une raison. De toute façon, lui non plus n'aimait pas ces gens-là. Du moment qu'il revendiquait clairement ce qu'il avait écrit et déclaré, du moment qu'il était en accord avec son travail et ses prises de positions publiques, il pouvait supporter d'être détesté. (...) Ce qu'il avait besoin de savoir précisément maintenant, c'était pourquoi il se battait. La liberté de parole, la liberté d'imagination, la fin de la peur et cet art ancien et magnifique qu'il avait le privilège de pratiquer. Mais aussi le scepticisme, l'irrévérence, le doute, la satire, la comédie et la jubilation profane. Il ne fléchirait jamais dans plus dans la défense de toutes ces choses.
L'histoire de sa petite bataille, elle aussi, touchait à sa fin. (...) il aurait été facile, après tout ce qui lui était arrivé, après l'énormité du crime commis contre la ville, de se laisser à haïr cette religion, aussi bien que ses fidèles, au nom de laquelle ces actes avaient été commis. (...) Il prit le parti de croire en la nature humain et dans l'universalité de ses droits, dans sa morale et dans sa liberté, et de résister aux sirènes du relativisme qui était la source même des invectives de ces armées de religieux (..) et de leurs compagnons de route.
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samedi 6 avril 2013
Nele Neuhaus - Blanche-Neige doit mourir
Éditeur : Actes Sud - Traduit de l'allemand par Jacqueline Chambon - Date de parution : octobre 2012 - 396 pages et un avis très mitigé...
A trente ans, Tobias Sartorius sort de prison après avoir purgé une peine de dix années. Condamné pour le meurtre de jeunes filles Laura et Stefanie, il retourne au village d'Altenhain où ses parents et lui habitaient. Il apprend par son père que sa mère n'en pouvait plus des remarques et des regards des autres et a préféré partir. Les deux jeunes filles habitaient à Altenhain : Laura était sa petite amie avant que Stefanie ne lui vole le cœur de Tobias et la vedette pour une pièce de théâtre. Le retour de Tobias est très mal perçu par l'ensemble de la communauté. Le père de Laura veut sa mort, d'autres crient à la vengeance.
Mais la mère de Tobias a été poussée volontairement d'un pont et se trouve entre la vie et la mort. Les policiers Oliver von Bodenstein et Pia Kirchhoff sont chargés de l'enquête. Pia trouve bien étrange cette coïncidence et se rend compte que les villageois sont soudés et surtout décidés à ne pas lui révéler tous leurs secrets. Argent, pouvoir, vengeance, tromperies dorment dans ce panier de crabes que le retour de Tobias a réveillé. Pia décide de rouvrir l'enquête même si tout à l'époque désignait Tobias coupable. Très vite, on découvre une multitude de personnages. Le médecin qui s'occupe de Thies un autiste du village avec qui Amélie une jeune fille arrivée depuis quelques mois de Berlin a sympathisé. La jeune fille ressemble comme deux gouttes d'eau à Stefanie. Elle croit en l'innocence du jeune homme et est décidée à ouvrir grand ses yeux et ses oreilles. Claudius Terlinden règne en maître financièrement sur le village et est le seul a apporté son soutien à Tobias. Un ministre reçoit des lettres de menaces anonymes et enfin Nadja l'amie de Tobias devenue actrice l'attend amoureusement.
Nele Neuhaus lève lentement le voile sur l'écheveau compliqué des relations entre les villageois. Mais j'ai trouvé qu'un certain ennui et que des longueurs prenaient largement le pas sur l'ensemble sans compter que j'ai deviné qui n'était pas forcément blanc comme neige ( oui, elle était facile celle là !). De plus, les problèmes personnels de Oliver von Bodenstein et Pia Kirchhoff me sont apparus sans aucun intérêt dans ce livre ( à part celui d'augmenter le nombre de pages..)
Les dernières pages m'ont sortie de ma léthargie grâce à des enchaînements plus rapides mais là les rebondissements s'accumulent de façon exagérée. Au final, pas d'adrénaline, d'ongles rongés et de pages tournées à folle allure...

lundi 1 avril 2013
Ron Rash - Le monde à l'endroit
Éditeur : Seuil - Traduit de l'anglais (États-Unis) par Isabelle Reinharez - Date de parution : Août 2012 - 281 pages et un roman sombre qui ne peut que marquer le lecteur !
Au pied des Appalaches, Travis âgé de dix sept-ans est fils d'un cultivateur de tabac. Un peu voyou et surtout en quête de lui-même, il ne supporte plus de travailler comme un forcené pour son père sans une once de reconnaissance. En se rendant pêcher, il découvre par hasard une plantation de marajuana bien cachée. Son copain et ami Shank le met en relation avec Leonard. Les rumeurs vont bon train sur cet ancien professeur qui deale depuis son mobile-home. L'appât de l'argent pousse Travis à recommencer deux fois, la seconde sera de trop. Carlton Toomey n'aime pas qu'on le vole et Travis se retrouve le pied coincé dans un piège à ours. Et pour qu'il comprenne bien la leçon, Tommey lui sanctionne le muscle du talon d'Achille. Son père le fait trimer encore plus, Travis décide de partir du domicile familial. Il se rend chez léonard qui accepte de l'héberger. Travis a retrouvé un emploi et Léonard a décelé chez lui des capacités intellectuelles jusque là inexploités.
Il faut dire que Travis aime lire et s'intéresse à ce qui touche la guerre de Sécession dans laquelle certains de ses ancêtres sont morts. Léonard alimente cette soif de savoir, lui qui n' a plus aucun contact avec sa femme et sa petit fille et qui ignorent où elles se trouvent. L'histoire serait bien trop simple si elle s'arrêtait là. Même si la rédemption de Léonard passe en quelque sorte par le jeune homme, la liberté par la connaissance, la guerre de Sécession et ses massacres perpétrés ne sont pas oubliés. En quelques mois, Travis va devenir un homme mais le prix sera élevé comme si grandir ne pouvait se faire que dans la douleur, dans le poids de l'héritage du sang qui coule dans nos veines.
Roman sombre posé dans un écrin de nature sublime, la luminosité est présente par de brèves intermittences comme les reflets scintillants de l'eau. Les dernières pages sont inattendues et la tension qui s'en dégage est palpable avec des personnages prêts à basculer sur le fil du rasoir.
Mais surtout Ron Rash m'a époustouflée par son écriture ! Il est capable d'introduire des citations de Simone Weil sans qu'elles apparaissent comme un cheveu sur la soupe et de nous surprendre par des phrases d'une délicatesse inouïe ( Travis respira l'odeur suave du parfum, qui lui procura la même agréable sensation de décélération paisible qu'une seconde bière. Sa contrariété parut se déposer à la surface du petit ruisseau et partir au fil de l'eau) ou qui mettent en exergue toute la difficulté de trouver sa place dans ce monde selon ses origines et son environnement. A noter l'excellent travail et la qualité de la traduction !
Bêtise et ignorance, cela n'a rien à voir. On ne peut pas guérir quelqu'un de sa bêtise. Quelqu'un comme toi qui est simplement ignorant, il se pourrait qu'il y ait de l'espoir.
jeudi 14 mars 2013
Leymah Gbowee avec Carol Mithers - Notre force est infinie
Éditeur : Belfond - Date de parution : Octobre 2012 - 344 pages
En 1989, Leymah Gbowee âgée de dix-huit ans doit tirer un trait sur ses rêves d’études supérieures et sur l’avenir de pédiatre qu’elle projetait. Son pays le Liberia est en proie à une guerre civile menée par Charles Taylor. Ce n’est qu’un début, le pays durant quatorze longues années est mis à feu et sang. Des enfants soldats, des femmes violées, une population obligée de fuir. Leymah Gbowee connaît la séparation d’avec les siens, un mauvais mari qui la trompe et l’exil. Si elle se bat pour nourrir ses quatre enfants, elle s’engage aussi auprès de son peuple. Agir sur le terrain auprès des femmes, ces épouses, mères ou sœurs qui manifesteront en 2003 pour que des négociations sur la paix aient lieu.
J’aurais dû vibrer à cette lecture en me disant que cette femme peut nous apprendre beaucoup de choses. Tant de détermination et de courage pour Lyemah Gbowee qui n’a pas honte de ses défauts ou de ses moments de faiblesse. Mais son récit passé entre les mains de Carol Mithers a glissé sur moi.
Je suis restée imperméable au style scolaire, à cette mise en avant sur la scène de certains aspects de la vie de femme de Leymah Gbowee. L’esprit d’analyse, la globalité d’une situation se sont faits ressentir par leur cruelle absence. Le tout au profit de certains points qui sont plus à même d’amener des larmes dans les chaumières qu’une véritable réflexion ou à pousser des femmes à se prendre par la main et à se dire « je peux le faire ».
samedi 16 février 2013
Michelle Perrot - Mélancolie ouvrière
Éditeur : Grasset - Date de parution : Octobre 2012 - 184 pages qui m'ont laissée sur ma faim...
Aidée par Gérard Mingat dans ses recherches, l'auteure dresse un tableau de la France ouvrière et syndicaliste du début du 20ème siècle dans le Dauphiné.
De nombreuses références à d’autres ouvrages, un style très scolaire et j’ai eu l’impression de lire un rapport de travail. La dernière page tournée, la vie de cette femme courageuse et engagée reste hélas aussi énigmatique. Dommage !
Une lecture commune avec Hélène qui n'a pas aimé.
samedi 9 février 2013
Pete Hamill - Tabloid City
Éditeur : Balland - Date de parution : Novembre 2012 - 404 pages indigestes...
Sam Briscoe est rédacteur en chef d’un grand quotidien à New-York. Ce
journaliste septuagénaire de l’ancienne génération vit au rythme de l’adrénaline
injectée par l’actualité. Etre le premier informé, titrer la une parfaite, courir après le temps. Le journalisme est sa vie. En vingt quatre heures,
les dés sont lancés sèchement. Un double meurtre vient d’être commis. Cynthia Harding a été sauvagement tuée à son domicile après une réception qu’elle donnait pour récolter
des fonds. Pendant presque trente ans, elle et Sam
ont été amant. Durant cette même nuit, Sam Brisco apprend que le journal version papier paraîtra le lendemain pour la dernière
fois.
Je me suis torturée l’esprit pour savoir comment rédiger billet. J'ai hésité entre les premières phrases :
Minuit. Sam Briscoe, salle de rédaction du New York World, 100 West Street.
Lui, c’est Briscoe. Soixante et onze ans. Un mètre quatre-vingts, quatre-vingt-dix kilos. Ici, c’est la salle de rédaction du dernier quotidien du soir de New York. Il en est le rédacteur en chef. On l’aperçoit qui se faufile dans un coin. Il a un pardessus en travers de l’épaule gauche et tient sa veste par le col. Les manches de chemise sont retroussées deux fois au-dessus des coudes, soigneusement
et celle-ci (page 141) qui ravira sans aucun doute les amis de la poésie un type a balancé la sauce dans le vagin de sa mère et il s'est tiré.
Ce livre patchwork à l'écriture hybride entre le télégramme et la dépêche est censé mettre le lecteur dans le
bain de l’action. Le placer au centre névralgique du récit, que lui ou aussi
sente la pression ou les émotions des personnages. J’imagine car j’ai soupiré d’ennui devant l’amoncellement
des clichés et j'ai frôlé l’indigestion de cette écriture balancée comme
des salves. Aussi, j’ai essayé de passer outre le style (en évitant au passage de me prendre une rafale de phrases) pour m’intéresser à la palanquée de personnages que l'on suit durant ces 24 heures. Sam Briscoe, Josh revenu d’Irak handicapé, Malik l'américain musulman djihadiste et dont
le père est policier, la jeune journaliste
qui ne trouve pas de boulot, la mère de famille d'origine mexicaine en situation irrégulière et bien d'autres... Tous s'agitent car New-York ne dort jamais. La solitude est une compagne, le travail du journaliste prime sur ses émotions. Sam Briscoe veut mener son enquête et trouver qui a tué Cynthia Harding, empêcher l'inéluctable pour le journal. Une brochette (fourre-tout) de personnages pour représenter New-York perpétuellement en constante mutation et l'ensemble est sombre, se laisse glisser dans une certaine fatalité limite déprimant.
Certains des personnages ne m'ont pas laissée indifférente. Pire, je les ai trouvés mauvais comme de pâles copies avec un goût de déjà vu, une écriture qui m'a agressée et je n'ai strictement rien aimé dans ce livre.
Que dire de plus? Rien sinon qu'à partir de la page 242, je l'ai lu en diagonale. Ah oui, si comme moi vous avez envie d'aller un jour à New-York, juste un petit conseil : évitez cette lecture...
Certains des personnages ne m'ont pas laissée indifférente. Pire, je les ai trouvés mauvais comme de pâles copies avec un goût de déjà vu, une écriture qui m'a agressée et je n'ai strictement rien aimé dans ce livre.
Que dire de plus? Rien sinon qu'à partir de la page 242, je l'ai lu en diagonale. Ah oui, si comme moi vous avez envie d'aller un jour à New-York, juste un petit conseil : évitez cette lecture...
L'avis d' Hélène que je rejoins entièrement.

samedi 26 janvier 2013
Tess Gerritsen - Le voleur de morts
Éditeur : Presses de la Cité - Date de parution : Novembre 2012 - 408 pages et une déception...
Julia nouvellement divorcée achète une vieille maison et découvre par hasard un cadavre enterré dans son jardin. Les experts sont formels : la femme décédée a été tuée et surtout son corps a plus d’un siècle. Julia se lance dans les recherches pour découvrir l’identité de son hôte …
A Boston en 1830, Aurnia sur le point d’accoucher est malade et hospitalisée. Lors de ses visites, sa sœur Rose fait connaissance avec Norris l’un des jeunes étudiants en médecine. Bien que brillant, ses conditions modestes le différencie des autres futurs médecins tous issus de famille notables et riches. Peu après avoir accouché d’une petite fille, Aurnia décède suite à une fièvre puerpérale. Rose arrivée depuis quelques mois d’Irlande décide de s’occuper de l'enfant. Couturière, vivotant dans les bas quartiers, elle est prête à se sacrifier pour sa nièce. De son côté, pour financer ses études Norris aide un homme peu scrupuleux à voler des cadavres dans des cimetières qui serviront de cobaye aux futurs médecins.
Des meurtres sont commis et à chaque fois notre jeune étudiant se trouve près des lieux. Assez pour que la police le suspecte d'être le coupable. Rose ne sait plus vers qui se tourner car des personnes veulent récupérer sa nièce à tout prix.
Ces deux histoires menées en parallèle vont, vous vous en doutez, converger au fil des pages. Rien de neuf ou d'extraordinaire pour l’histoire actuelle de Julia qui est du déjà lu et relu. Par contre la plongée dans Boston en 1830 est un plus intéressante avec les premiers pas de la médecine, de la chirurgie. Mais hélas, les trames des deux histoires se devinent aisément et surtout l’ensemble est agrémenté d’une romance (chabada-bada, chabada-bada) consternante.
Sans cet aspect fleur bleue et sans la personne de Julia qui fait office de pot de fleur, ce polar aurait pu susciter chez moi autre chose que de l'ennui. Autre point qui fâche pour un polar de la sélection ELLE, l'écriture on ne peut plus simpliste...
Avec de l'amouuuur et la bravoure ( mais pas de glamour), ce livre est une déception (mais soyons positifs : vu que l'intrigue n'est pas compliquée, en lisant une page sur deux aucun risque de se perdre).

jeudi 17 janvier 2013
Serge Joncour - L'amour sans le faire
Éditeur : Flammarion - Date de parution : Août 2012 - 320 pages de sensibilité !
Après dix années de silence, Franck téléphone à la ferme tenue par ses parents. La voix d'un enfant prénommé Alexandre lui répond. Alexandre, le même prénom que son frère cadet, unique et décédé. Au bout de toutes ces années sans que lui ou que ses parents ne prennent réciproquement des nouvelles, il prend le premier train pour aller les voir. Quitter Paris un moment là où il allait voulu toujours vivre avec sa camera comme outil de travail pour tourner le dos à la ferme et à ses histoires de terre. De toute façon, Alexandre avait pris la relève. Travaillant avec les parents, lui qui semblait être en osmose avec cette terre et ses exigences. Alexandre vivait avec Louise chez les parents puis il avait décidé de retaper le vieux moulin. A partir de ce moment, le bonheur semblait s’être éloigné. Franck était resté sourd aux appels de son frère, n'avait pas su mesurer la détresse de son frère. Et puis, il y a eu la mort d'Alexandre sans que l'on sache exactement ce qui s'était passé cette nuit là. Louise était partie après l'enterrement, Franck avait vidé son sac de reproches aux parents. Parti en froid se jurant de ne plus remettre les pieds à la ferme.
Louise vit toujours dans le souvenir d'Alexandre. Après lui, elle n’a pas pu aimer personne. Il y a eu quelqu'un sans que ce soit sérieux mais elle s'est retrouvée enceinte. Louise a décidé de garder l'enfant, de l'appeler Alexandre et de le confier à ses anciens beaux-parents. Avec ses boulots précaires, elle ne voyait pas comment faire d'autre et puis l'enfant serait mieux à la campagne qu'à la ville. Louise a décidé de se rendre quelques jours à la ferme.Voir son fils âgé de cinq ans et se reposer surtout. A la ferme, elle a toujours sa place entre celle de belle-fille et de fille. Alexandre devenu naturellement le petit-fils.
Quand Franck arrive, il découvre Alexandre cet enfant plein de vie posant des questions. La ferme est changée mais pas les habitudes ancrées de ses parents taiseux. On ne parle pas des sentiments, tout se joue dans un regard, un soupir et les non-dits. Franck a ressenti le besoin de se rapprocher d'eux. Faire la paix sans leur avoir parlé de sa maladie.
Louise est attendue par Alexandre et par les parents. L’enfant est heureux d’habiter chez papi-mami. Eux partent une semaine à la mer, une entorse à leur mode de vie. Franck, Louise et Alexandre se retrouvent tous les trois.
Les chapitres alternent la voix de Franck et celle de Louise, deux êtres cabossés suspendus à leurs souvenirs. Fragiles, maladroits avec l’amour à la recherche de leur place, chacun plongé dans sa propre nostalgie et ses problèmes. Alexandre les relie, le frère et l’amant, et Alexandre ce petit garçon débordant de vie. Un roman d’amour filial, fraternel, maternel, terrien, de substitution également et où le pardon occupe une part importante. La pudeur des sentiments se dévoile dans l’écriture de Serge Joncour. Sensible, décrivant tout aussi bien la simplicité de moments heureux que les difficultés et la réalité d’un monde agricole ou ouvrier. Un livre où la nature est un personnage à part entière.
J’ai aimé cette lecture, ces personnages si justement décrits mais il m’a manquée une vraie fin.
Aimer, ce serait de nouveau s'exposer à la peur, la peur d'être dépossédée une seconde fois. Cet homme qu'elle aimait avant, il lui servait de repère et de raison d'être. Dans l'amour il y a bien plus que la personne qu'on aime, il y a cette part de soi-même qu'elle nous renvoie, cette haute idée que l'autre se fait de nous et qui nous porte.
mardi 8 janvier 2013
Sébastien Barry - Du côté de Canaan
Éditeur : Joëlle Losfeld - Date de parution : Août 2012 - 275 pages et un gros coup de cœur !
Un gros coup de cœur pour ce roman de la sélection ELLE ! Patiemment, j’attendais cette lecture. Respirer au rythme d’une histoire portée par une écriture magnifique. J’ai trouvé cette alchimie dans le souffle de Lilly. Une vieille dame âgée de quatre-vingt neuf ans d’origine Irlandaise vivant aux Etats-Unis. Son unique petit-fils Bill qu’elle a élevé s’est donné la mort après avoir participé à la guerre du Koweït. Lilly décide d’écrire son passé noir sur blanc et tout naturellement ses souvenirs trouvent leur place dans le récit.
Les guerres jalonnent l’histoire de Lilly. Bornes historiques, témoins sans visage laissant derrière eux douleurs et manques cruels. Alors qu’elle n’était qu’une jeune fille Irlandaise, la première guerre mondiale a eu besoin de son frère Willie. Il n’en est jamais revenu. Lilly Dunne, orpheline de mère et fille du chef de la police royale de Dublin, deux sœurs et un frère mort pour une guerre alors que le pays lui-même comptait ses victimes au nom de l’IRA. Il aura fallu que Tadg Bere un camarade de régiment de Willie lui demande de lui écrire pour que la vie de Lilly prenne un autre tournant, l’éloignant définitivement de l’Irlande. La tête de Tadg Bere et celle de Lily sont mises à prix par l’IRA, Tadg étant un partisan de la Grande Bretagne. Avec deux noms de personnes Irlandaises installées à New-York et à Chicago qui pourront les aider, Lilly et Tadg embarquent pour les Etats-Unis.
A peine arrivés, Tadg est tué. A dix-neuf ans, Lilly se retrouve seule, elle sait qu’elle sera la prochaine victime. En la personne de Cassy, elle trouve une aide et une amie. La jeune femme lui obtient un travail de domestique chez le couple qui l’emploie. Cassy dont la peau noire causera sa perte. Mariée à Joe Kinderman, le droit au bonheur sera de courte durée. Enceinte alors qu’elle ne l’espérait plus, son mari disparait. Lilly élève seule son fils Ed qui partira combattre au Vietnam et qui en reviendra définitivement meurtri et cassé. A plus de soixante-cinq ans, Lilly accepte Bill âgé de deux ans sous son toit. La voilà repartie à tout enseigner à ce petit bonhomme avec amour. Mais le sort s'acharne comme les guerres.
Lilly nous raconte son histoire avec dignité et sincérité. A quoi bon mentir ou se voiler la face à son âge ? Elle regarde par dessus son épaule et voit des moments heureux ou tristes, des personnes sincères, bienveillantes ou un peu moins, son attachement à son pays. Témoignage qu'elle nous livre sans fard ou pathos avec un naturel d'une simplicité poignante
L’écriture de Sebatien Barry est magnifiquement belle, émouvante et tendre.
Je suis heureuse d’avoir rencontré Lilly, une femme aimante, généreuse et tellement attachante !
Une lecture pépite en apnée totale !!!
J'écris sur tout cela et tandis que je le fais assise ici dans mes habits américains, revêtue de ma personne américaine, tout cela depuis longtemps perdu, depuis longtemps terminé, tous ces gens balayés, à la manière habituelle du monde, ces hommes courbés, Maud, mon père, les fichus poules, poney, et cochon, et tout le fichu tremblement d'une façon à laquelle nous n'ajouterons jamais foi tant que nous respirons comme de jeunes femmes, tandis que je suis assise ici, une vieille femme, une relique, une relique reconnaissante même, pour ce qui m'a été donné, sinon pour ce qui m'a été ôté, mon cœur flétri se souvient.
vendredi 14 décembre 2012
Brigitte Aubert - La ville des serpents d'eau
Éditeur : Seuil - Date de parution : Septembre 2012 - 286 pages et une déception.
Il est difficile pour Vincent Limonta de revenir habiter à Ennatown sa ville natale. Inspecteur de police à New- York , il a été radié pour avoir tué sous l’emprise de l’alcool une mère innocente. Grâce au prêtre de la ville, il travaille comme jardinier et entretient le cimetière. L’ancien rappeur Snake T. devenu handicapé est de retour au bercail lui aussi. Treize ans plus tôt, des fillettes ont été enlevées et retrouvées noyés. Seule une. Vera Miles dont le corps n’a jamais été retrouvé.
Les premières pages nous plongent dans une horreur totale. On découvre la seule fillette survivante maintenant âgée de dix-neuf ans et tout ce qu’elle a subi. Séquestrée, maltraitée et violentée par son ravisseur, elle a une petite fille Amy de cinq ans. Elle a peur de mourir. Amy doit appeler cet homme Daddy qui n’hésite pas à la frapper. Une seule solution est possible : Amy doit s'enfuir pour prévenir la police. La fillette muette qui ne connaît que le monde extérieur par les livres se retrouve dehors à la veille de noël dans un froid glacial. Le neige, la forêt, les chiens, les bruits, tout est nouveau ou n’est pas comme dans les livres. Le monsieur noir qu’elle rencontre ne sait pas lire et ne vit pas dans une maison. Black Dog, demeuré et SDF ne se pose aucune question sur la fillette.
Il suffit qu’un nouveau journaliste publie un article sur cette ancienne histoire d’enlèvements et qu’une une fillette maigrichonne, sale soit vue en compagnie du SDF pour que les esprits s’échauffent. Le coupable est tout désigné et la chasse à l’homme est lancée. Mais personne à part Vincent Limonta se pose la question de savoir d’où surgit cette gamine.
L’histoire alterne les deux récits. Celui d’Amy et celui de l’ex flic. Même si j’ai apprécié comment Amy raconte sa façon de voir le monde, d’essayer de comprendre ce qui l’entoure, je n’ai pas du tout adhéré aux personnages de Vincent Limonta et surtout à celui de Snake T..
L'humour incisif de Brigitte Aubert m' a très vite lassée tout comme l'histoire.
Une écriture qui flirte trop souvent avec le vulgaire, une facilité dans la trame qui s’appuie sur du déjà lu à maintes reprises. Bref, une déception.
mercredi 12 décembre 2012
Julie Otsuka - Certaines n'avaient jamais vu la mer
Éditeur : Phébus - Date de parution : Août 2012 - 144 pages et un beau roman !
1919, elles ont embarqué sur un navire comme d’autres de leurs sœurs. Souvent, elles sont jeunes, quelquefois à peine sorties de l’enfance, Elles quittent leur Japon natal pour rejoindre l’Amérique où leur futur époux les attend. Elles ne le connaissent pas. Quelquefois, elles possèdent une photographie ou des lettres où il s’est décrit, lui et la vie dont elles rêvent tant. Elles ne voyagent pas en cabine, elles séjournent dans la soute comme si cette longue traversée n’était en fin de compte qu’un avant goût de la vie que leur réservera les Etats-Unis. Elles ont quitté leurs familles avec des espoirs. La désillusion en sera d’autant plus grande. A San Francisco, l’homme de la photographie est beaucoup plus âgé, mal vêtu. Il leur faudra subir les désirs crus, violents, insultants de ces époux. Rentrer au pays est impossible sauf à déshonorer la famille. Ces jeunes filles bien élevées et polies sont confrontées à une réalité qui sera désormais leur quotidien. La plupart travaillent au champ, de longues heures à biner ou à tailler, certaines sont domestiques ou employées dans une boutique et enfin d’autres finissent dans des bordels.
Femmes silencieuses, elles portent le poids du travail, couchant sur la paillasse de leurs maris et les enfants naitront. Désirés ou non. Les mères voient leurs enfants grandir entre Japon et Amérique. Ils préfèrent la terre où ils sont nés, oublient les prières d'usage.
Elles subissent la différence, la discrimination raciale mais ne disent mot. Les prémices de la guerre engendrent la peur qui entretient tous les démons Elles sont japonaises et du mauvais coté. Des hommes disparaîtront puis un jour elles verront leurs noms inscrits sur une liste. Docilement, elles se présenteront.
Des vies racontées par un "nous" puissant qui donne corps au récit élevant l’histoire de ces femmes avec sensibilité et humilité. Un pluriel qui les rassemble. Sous ce nous, il y a la douleur sous toutes ses formes et des vies. Avant cette lecture, je ne connaissais pas l’histoire de ces femmes qui ont fait partie de l’Histoire. J’ai lu d’une traite ce livre qui leur rend hommage, touchée et portée par l’écriture de Julie Otsuka. Une écriture sans fioriture aux accents poétiques, véritable chant composé de toutes les voix de ces femmes.
Seul bémol, la répétition du "nous" m’a donnée par moments l'impression d’une liste égrenée qui m’a tenue un peu à distance de ces femmes que j’aurais aimé approcher plus.
Sois humble. Polie. Montre-toi toujours prête à faire plaisir. Réponds par "Oui, monsieur" ou "Non, monsieur" et vaque à tout ce qu'on te demande. Mieux encore, ne dis rien du tout. A présent tu appartiens à la catégorie des invisibles.
Je n'établis pas de recensement des billets tant il en y a...
mardi 4 décembre 2012
Bernard Minier - Le cercle
Éditeur : XO - Date de parution : Octobre 2012 - 559 pages et un thriller bien mené !
Claire Diemar professeur en prépa khâgne est retrouvée morte chez elle dans sa baignoire. L’affaire semble simple car un de ses élèves Hugo est retrouvé au domicile de la jeune femme. Le commandant Martin Servaz se charge de l’enquête à la demande de la mère d’Hugo qui est son ancien amour de jeunesse.
Un étudiant amoureux de son professeur, une dispute qui tourne mal et tout pourrait classer le meurtre de Claire Diemar en crime passionnel. A Marsac, petite ville universitaire du sud-ouest, des rumeurs courent sur la professeure décédée et sur ses méthodes d’enseignements. Margot la fille de Martin Servaz est une élève de cette prépa où lui-même avait étudié. Hirtmann un tueur psychopathe s’est échappé et est de retour dans la nature. Et s'il était le coupable ? Mais le meurtre de Claire Diemar est le premier d’une série de morts atroces (âmes sensibles, attention) et sur le campus des étudiants ont crée une sorte de clan spécial. Pour la suite, et bien, lisez-le...
Ce livre réunit tous les ingrédients d’un bon thriller : des fausses pistes, des évènements imprévus et du suspense. Mais j’y ai trouvé des longueurs et surtout des détails inutiles qui selon moi nuisent à l'ensemble. Même si ce n'est pas un coup de cœur, j’ai quand même accroché à l'hameçon donc mission à demi accomplie pour ce livre !
Le billet de Mango
lundi 19 novembre 2012
Colombe Schneck - La réparation
Éditeur : Grasset - Date Parution : Août 2012 - 212 pages et une impression d'inabouti
Je me disais c'est trop facile, tu portes des sandales dorées, tu te complais dans des histoires d'amour impossible, tu aimes les bains dans la Méditerranée et tu crois qu'une fille comme toi peut écrire sur la Shoah ? Cette question Colombe Schneck se la pose dans ce roman où elle remonte la mémoire familiale. Durant les soixante-dix premières pages soit presque tiers, elle tourne autour du pot. Vais-je me lancer ou pas ? Dès la lecture du nom de l’auteur, le souvenir d’un livre m’est revenu à l’esprit, récit autobiographique racontant une enfance dorée et luxueuse. Ici aussi, Colombe Schneck ne peut s’empêcher à quelques reprises de placer des signes de richesse. Passons car là n’est pas le hic.
Alors qu’elle est enceinte, sa mère Hélène lui demande de donner à l’enfant le
prénom de sa défunte cousine Salomé. Hélène n’en dira pas plus ni mère Ginda . Elle accouche d’un garçon mais son deuxième enfant, une fille, portera ce prénom. La famille maternelle Juive est originaire de Lituanie, une famille réduite après la guerre. Ginda et Hélène n'en n'ont jamais parlé, sujet tabou sur lequel on a voulu tourner la page. L’auteure cherche
à en savoir plus et découvre les faits. Trois générations déportées : la mère de Ginda, ses sœurs et leurs enfants Seules les deux grandes tantes de l'auteure en sont revenues vivantes. La vie de ses deux femmes a eu un coût, celui d'une horreur inimaginable mêlant sacrifice et sens de la famille.
En tant que lectrice et mère, j'ai été émue, interpellée par l'épreuve où sont passées ces deux femmes mais il il se dégage de ce livre une impression générale de confusion. Si l'on y retrouve des thèmes liés à la Shoah sur la transmission, la peur de voir ressurgir le malheur, je me suis posée la question de savoir quelle était la finalité de ce roman-témoignage. En remontant le temps ou en affrontant la réalité, chacun est confronté à des drames dans sa famille. Mais écrire demande du style, un talent pour le raconter et intéresser le lecteur. Je me suis posée la question sur la finalité de ces pages. Purement cathartique ?
Je n’ai pas la réponse mais il me reste le sentiment d’un livre inabouti à l'écriture banale où l'auteur n'arrive pas à trouver sa place.
mercredi 14 novembre 2012
Gillian Flynn - Les apparences
Éditeur : Sonatine - Date de parution : Août 2012 - 570 pages scotchantes qu'on ne lâche pas !
Avertissement : ne commencer
pas ce livre le soir en allant au lit car vous ne pourrez pas le reposer avant
de l’avoir terminé ( une erreur que j’ai commise…).
Amy et Nick forment un couple
idéal. Habitants à New-York,
mariés depuis presque cinq ans, tous deux sont journalistes. Sans
problème d'argent surtout qu'Amy a inspirée enfant puis adolescente toute une série
de livres écrits par ses parents. Mais la crise est passée par là, ils ont
perdu leur travail et les parents d’Amy ont dépensé sans compter. La mère de Nick
est atteinte d’un cancer et Go la sœur jumelle de Nick a besoin d’aide. Ils quittent New-York pour venir
s'installer dans la ville natale de Nick dans le Missouri. Nick et Go ouvrent un bar grâce à de l'argent prêt par Amy dans cette petite ville de province où de nombreuses entreprises ont
fermé.
Le jour de leur cinquième anniversaire de mariage un cauchemar sans nom commence. Nick trouve le salon sens dessus dessous et Amy a
disparu. La suite? 570 pages que j’ai
dévorées !!! Ce livre est tout simplement diabolique, scotchant, captivant et hypnotique ! On
suit en parallèle le récit de Nick et le journal intime d’Amy. Nick devient rapidement le coupable aux yeux de tous sauf qu’il y a des retournements de situations (et pas des
moindres). On découvre au fil des pages les vraies personnalités de Nick
et d’Amy. Chacun a sa vérité, qui croire? On ne sait pas sur quel pied danser. A la moitié du livre, un coup de théâtre magistral double la montée d'adrénaline ! Les non dits, les secrets, les
manigances, l'idéalisation du mariage, les manœuvres pour arriver à ses fins ... tout est distillé savamment.
Gillian Flynn dissèque la vie de ce couple aux apparences trompeuses et nous mène là où elle veut jusqu'au point final qui laisse un goût très, très ambiguë...Impressionnant !
Gillian Flynn dissèque la vie de ce couple aux apparences trompeuses et nous mène là où elle veut jusqu'au point final qui laisse un goût très, très ambiguë...Impressionnant !
Superbement construit, à
vous donner des frissons dans le dos tant la manipulation et l'ombre de la paranoïa qui planent sont machiavéliques, j’ai
adoré !
Les gens aiment bien s'imaginer qu'ils connaissent les autres : les parents veulent croire qu'ils connaissent leurs enfants. Les femmes veulent croire qu'elles connaissent leurs maris.

Les gens aiment bien s'imaginer qu'ils connaissent les autres : les parents veulent croire qu'ils connaissent leurs enfants. Les femmes veulent croire qu'elles connaissent leurs maris.

samedi 10 novembre 2012
Sandra Kollender - La tête à toto
Éditeur : Steinkis - Date de parution : Janvier 2012 - 154 pages qui m'ont lassée et pire qui ne m'ont pas touchée...
Sandra Kollender a un
petit garçon atteint d’une maladie rare
et détectée tardivement le syndrome de West. Maladie handicapante, invalidante qui ne permet à Noé comme les autres enfants
Quand à la roulette russe, le handicap et la maladie vous tombent dessus , il y a deux façons de réagir : adopter l'auto-apitoiement et attendre la compassion ou alors se battre et être optimiste.
J’ai toujours considéré l’humour, l’auto dérision comme des armes redoutables pour parler du handicap
et de ses nébuleuses cohortes. Démarches qui s’apparentent à un combat plongé
dans la jungle des papiers, des médecins
manquant d’humanité, le regard et l’incompréhension d’autrui. Il faut un moral d’acier,
une bonne dose d’humour pour y faire face. Ce dernier est même nécessaire pour ne pas sombrer quand le handicap, la maladie
sont obscurs, progressifs et que l’avenir ressemble à un point
d’interrogation. Si je me suis retrouvée
dans certaines situations comme vouloir jeter un médecin par la fenêtre ou le
traiter intérieurement de tous les noms oiseaux, l’auteur dans ses descriptions complique des
démarches qui sont déjà malheureusement assez complexes.
Bien que Sandra Kollender pointe du doigt les dysfonctionnements de prise en charge en matière d'handicap, l'humour et le fun (mot qui revient souvient dans ce court texte) surchargent grossièrement le trait de pinceau.
A vouloir rendre à tout prix son récit drôle, le texte en devient par moment lourd, excessif. L’écriture proche de l’oralité, trop vive, les digressions soi disant humoristiques ( les trop de la balle … très peu pour moi) m’ont lassée. Et pire, je n'ai pas été touchée.
Etant moi-même atteinte d’une maladie invalidante et handicapante, en comparaison, j’étais sortie « grandie » après la lecture de Où on va Papa ? de Jean-Louis Fournier.
Dommage qu'en annexe, l'auteur n'ait pas jugé utile de joindre le lien d'un site sur cette maladie peu connue.
A vouloir rendre à tout prix son récit drôle, le texte en devient par moment lourd, excessif. L’écriture proche de l’oralité, trop vive, les digressions soi disant humoristiques ( les trop de la balle … très peu pour moi) m’ont lassée. Et pire, je n'ai pas été touchée.
Etant moi-même atteinte d’une maladie invalidante et handicapante, en comparaison, j’étais sortie « grandie » après la lecture de Où on va Papa ? de Jean-Louis Fournier.
Dommage qu'en annexe, l'auteur n'ait pas jugé utile de joindre le lien d'un site sur cette maladie peu connue.
dimanche 21 octobre 2012
Audur Ava Olafsdottir - L'embellie
Éditeur : Zulma - Date de parution : Août 2012 - 395 pages et un gros coup de coeur !
Le mari de la narratrice la quitte
pour une autre femme. Elle pourrait crier, pleurer, tenter de le faire revenir.
Non, cette femme de trente-trois décide de partir en voyage le long de la côte Est de l’Islande en
plein mois de novembre. Sa meilleure
amie hospitalisée lui demande de garder son fils Tumi. Agé de quatre ans, le petit garçon
est affecté d’handicaps auditifs et visuels. La narratrice voudrait refuser car
elle ne se sait pas comment s’occuper d’un enfant mais finalement elle accepte. Tous les deux,
ils vont prendre la route pour parcourir le tour de l'île.
La narratrice est traductrice à son compte ce qui lui laisse la liberté de mouvement. Son mariage se conjugue désormais au passé et même si elle ne le montre pas, elle en est affectée. Comme
elle est sans attache, un voyage lui fera le plus grand bien, décision qu'elle prend sur un coup de tête. Mais sa meilleure amie hospitalisée pour sa grossesse n’a
personne à part elle pour s’occuper de Tumi. Petit garçon sur lequel les gens attardent leur regard.
Un enfant calme, différent des autres et réfugié dans sa bulle. Elle accepte et tous deux se lancent
dans ce voyage qui les conduit à longer l'île. Une seule route mais des rencontres inattendues, une météo capricieuse et un hasard bienveillant les conduisent à s’installer dans un chalet d’été. Au même lieu où elle
passait ses étés enfant puis adolescente. La narratrice possède cette faculté d’accueillir la vie comme elle se présente. Avec ses hauts
et ses bas. Sensible, un brin fantasque, étonnante, elle possède un humour détonnant derrière lequel elle se réfugie. Carapace
pour dissimuler les fêlures et les blessures. Son compagnon de voyage lui ouvre
son monde et tous deux s’enrichissent, s’apportent mutuellement sans qu’il y ait
forcément besoin de mots.
Ce livre possède une grâce aérienne où la poésie s’invite naturellement. Un roman qui est un véritable enchantement et un gros coup de cœur ! Magique, touchant, délicat, drôle
et où la nature est omniprésente, il s'en dégage une vraie générosité!
Contrairement à Rosa Candida, dès les premières pages il s'est produit une étincelle et j’ai su que j’allais aimer ce livre. Peut-être aussi parce ma vision de la vie ressemble à celle de la narratrice...
C'est à ce moment précis que m'effleure pour la première fois l'idée que je suis une femme au milieu d'un motif finement tissé d'émotions et de temps, que bien des choses qui se produisent simultanément ont de l'importance pour ma vie, que les évènements n'interviennent pas les uns après les autres, mais sur plusieurs plans simultanés de pensées, de rêves et de sentiments, qu'il y a un instant au cœur de l'instant.
Contrairement à Rosa Candida, dès les premières pages il s'est produit une étincelle et j’ai su que j’allais aimer ce livre. Peut-être aussi parce ma vision de la vie ressemble à celle de la narratrice...
C'est à ce moment précis que m'effleure pour la première fois l'idée que je suis une femme au milieu d'un motif finement tissé d'émotions et de temps, que bien des choses qui se produisent simultanément ont de l'importance pour ma vie, que les évènements n'interviennent pas les uns après les autres, mais sur plusieurs plans simultanés de pensées, de rêves et de sentiments, qu'il y a un instant au cœur de l'instant.
vendredi 5 octobre 2012
Erik Larson - Dans le jardin de la bête
Éditeur : Le Cherche Midi - Date de parution : Août 2012 - 549 pages saisissantes!
1933, Les Etats-Unis n’ont plus d’ambassadeur à Berlin. Le
président Roosevelt propose le
poste à William Dodd un professeur d’histoire à
l’université de Chicago. William E. Dodd n’avait rien du candidat type à un
poste diplomatique. Il n’était pas riche. Il n’avait aucun poids politique. Il
ne faisait pas partie des amis de
Roosevelt. Mais il parlait l’Allemand et était censé bien connaître le pays. Et
voilà comment William Dood, cet homme aux goûts simples s’installe à Berlin avec sa famille en
juillet de la même année. Il est loin de
s’imaginer ce que les prochains mois lui
réservent.
L’histoire de ce livre a été écrite à partir de documents et
William Dodd a bien été diplomate à Berlin de juillet 1933 jusqu’à la fin de l'année 1937, il ne s’agit pas donc en aucun cas d’une œuvre de
fiction. Quand en 1933, William Dodd prend ses fonctions, il pense que son rôle
d’ambassadeur se rapproche de celui d’un observateur. Pour lui, il n’est pas à Berlin pour décider ou pour froisser
l’Allemagne. D’ailleurs au vu du
contexte de l'époque, les Etats-Unis
imaginaient que le gouvernement d’Hitler
ne pouvait être que temporaire. Sous-entendu sans danger. Même si des atteintes physiques envers des
Juifs ou des Américains sont remontés à l’Ambassade, Dodd préfère les minimiser.
Comme beaucoup il pense que les faits sont
exagérés ou qu’il ne s’agit que de malencontreux incidents. En fait, il
accepte les versions fournies par les membres du gouvernement nazi. Par contre, George
Messersmith, le consul général Américain a tout de suite vu en Hilter une menace très sérieuse. Martha la fille de Dodd est une jeune
fille dont la vie sentimentale n’est pas un long fleuve tranquille. Elle aime sortir, s‘amuser et flirter. Elle fréquente
le dirigeant de la Gestapo puis elle
tombe amoureuse d’un espion russe. Ni Martha
ni son père ont une opinion défavorable du chancelier. Si Dodd n'a pas vu les changements qui ont commencé à s’opérer, il lui faudra plusieurs longs mois pour comprendre la situation et la dénoncer. La suite de
l’Histoire s’écrit toute seule…
Mon enthousiasme a piqué un peu du nez à plusieurs reprises à cause de quelques longueurs ou par des descriptions selon moi inutiles ( la
composition des repas n’est pas pour moi une priorité). La femme de Dodd et son
fils sont quasiment absents de ce récit et j’ai trouvé assez étonnant que Dodd
laisse une totale liberté à sa fille.
Malgré ces bémols, ce livre est très intéressant!
Erik Larson retrace avec sobriété le schéma et l’ambiance de l’époque tout en
donnant le point du vue d’un américain plongé au cœur de l’Allemagne diplomatique. Il décortique ces années en mettant le doigt
sur les inquiétudes, la manipulation, la
passivité des autres pays mais surtout il analyse tous les rouages des changements menés par Hilter. Largement
documenté (avec pratiquement deux cent pages d'annexes supplémentaires), ce livre
est saisissant par bien des aspects !
Du même auteur, j'ai lu Le diable dans la ville blanche que j'avais trouvé captivant.
mercredi 26 septembre 2012
Michaël Ferrier - Fukushima
Éditeur : Gallimard - Date de parution : Mars 2012 - 263 pages et un avis mitigé
Michaël Ferrier enseigne et habite à Tokyo. Il nous livre ce qu‘il a vécu, vu et ressenti en 2011.
Sur le bandeau il est écrit l’horreur nucléaire donc j’ai été très surprise qu’une bonne partie du livre concernait les tremblements de terre. Deuxième surprise qui m’a fait craindre le pire est le style pompeux employé au début pour décrire le séisme : les verres à pieds font des claquettes, les assiettes des castagnes. (..)Saint-John Perse tombe le premier. « S’en aller ! S’en aller, Paroles de vivant !». Celui qui peint l’amer au front des plus hauts caps , qui marque d’une croix blanche la face des récifs, ne résiste pas plus quelques secondes à la bourrasque : le Saint-Léger s’envole. Vigny le suit de près, et Lamartine, et même Rimbaud qui prend la tangente sur sa jambe unique avec une facilité déconcertante, poursuivi par Verlaine et ses sanglots longs. Heureusement, l’auteur ne s’en tient à dix pages de ces métaphores ronflantes pour laisser place à un style différent. Il raconte le premier tremblement, comment il est perçu dans ce pays habitué à ce genre de manifestations terrestres, puis les répliques. Incessantes, encore plus dangereuses. Il le raconte en tant que français habitant à Tokyo mettant en parallèle les réactions des Tokyoïtes différentes. Eux ne cèdent pas dans un premier temps à la panique. Puis, dans la seconde partie l’auteur se rend à un village-frontière limite de la zone interdite. Il constate l’effroyable étendue des dégâts du tsunami et ce qui n’a pas été dit par le gouvernement. La demi-vie mode d’emploi, dernière partie du livre concerne la catastrophe de Fukushima. Et la, j’ai eu envie de crier au scandale, aux mensonges. La mascarade d'un gouvernement et ses silences. Fukushima ? Sujet tabou. Il s’agit de cette dernière partie sans concession qui m’a le plus intéressée.
Des nombres étayent ce livre montrant ô combien que les conséquences de Fukushima inscrite dans l’année 2011 n’en sont qu’à leurs débuts et demeurent inquantifiables pour la planète et pour les habitants.
Mon avis est mitigé car j’ai trouvé que la vie de couple de l’auteur n’avait pas sa place dans ce récit et que l’auteur utilisait un peu trop l’effet choc pour nous décrire une région dévastée après le tsunami. L’auteur utilise l’ironie pour démontrer que la communication gouvernementale et la réalité sont opposées.
Malgré ces bémols, ce témoignage nous éclaire sur la catastrophe de Fukushima et sur l’utilisation du nucléaire. Mais voilà j'ai trouvé qu'il manquait un je ne sais quoi à ce témoignage..
Face à ces chiffres, comme on ne sait plus quoi faire, on fait n'importe quoi. Le 14 mars, le ministère de la Santé et du Travail augmente la dose maximale autorisée pour les travailleurs de centrale de cent millisieverts pour cinq ans... à deux cent cinquante millisieverts par an! C'est vrai, quoi à à bon, des normes si ce n'est pour les transgresser? En avril, il fera encore mieux : il élèvera la dose maximale pour les enfants à vingt millisieverts par an... ce qui est tout simplement le taux maximum en France ( et pour la Commission internationale de protection radiologique) auquel on peut exposer les travailleurs du nucléaire!
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