Comme tout le monde, Rose n’aime pas aller chez le dentiste. Quel drôle de métier que de passer ses journées à farfouiller dans des bouches ouvertes. Elle se demande d’où peut venir ce sacerdoce à débusquer la carie sous l’épiglotte tremblante.
Elle s’y rend à l’heure précise pour s’épargner le temps interminable de l’attente. Si le bourreau a du retard, le supplice commence pendant ces quelques minutes où tout se fige au bruit de la roulette. Elle retient sa respiration, elle guette un cri de douleur épouvantable qui ne vient pas.
Il vient toujours chercher sa prochaine victime avec un sourire bienveillant. Rose traîne toujours un peu des pieds et arrivée devant l’appareil de torture, manifeste un petit mouvement subreptice de recul. Le dentiste invite sa martyre à y prendre place.
Allongée sur le fauteuil, elle est à ses ordres sans aucune défense possible.
-Ouvrez la bouche, dit la voix sous le masque.
Rose obéit, elle n’a pas le choix. L’aspirateur de salive dans le coin de la bouche, elle observe son tortionnaire, quel instrument va t-il choisir ? Elle déglutit difficilement car elle se sait à sa merci.
-Hum, hum… oui.
Il inspecte chaque recoin de sa bouche béante, tapotant les dents. Un petit clignement de paupières involontaire, et il devine immédiatement que la dent est sensible.
Elle se cramponne au siège et ferme les yeux en attendant que l’aiguille vienne se planter dans la gencive.
-Bon…ce n’est rien. Vous n’aurez qu’à utiliser un dentifrice pour renforcer l’émail. Si jamais vous avez mal dans quelques jours, revenez.
Pour cette fois, elle est sauvée.
Avant de partir, Rose offre un regard débonnaire à la personne assise dans la salle d’attente.
-Merci Docteur, dit-elle poliment.
Puis, d’un ton condescendant en direction du pauvre patient qui s’agite nerveusement sur sa chaise, elle ajoute d’un ton hautain:
-Et dire que certains ont peur du dentiste !
lundi 16 novembre 2009
vendredi 13 novembre 2009
Marie Desplechin - Un pas de plus

Marie Desplechin, un nom qui il y a quelques mois m’était totalement inconnu. Si on m’avait posé la question « La connaissez-vous ? » sans me donner plus de renseignements, j’aurais fait mine de réfléchir, moue dubitative de l’intellectuelle qui cherche dans son grand et immense savoir, puis j’aurais émis un :
-Euh… non, je ne vois pas. Désolée.
Dans cette situation indélicate, on peut essayer de grappiller des indices. Et pour la circonstance, afficher un air innocent, benoît: est-ce que c’est une femme politique ? Non. Bon… si elle fait partie des personnes qui font la une ou même la dernière page des magazines people, ce n’est pas la peine d’aller plus loin…. Car je suis archi nulle, incompétente dans ce domaine.
« Un pas de plus », comme dans une danse où les temps sont gais mais énergiques. Je me suis laissée emporter par ses nouvelles où lire cette verve vive, rythmée est un réel plaisir. Du pur bonheur ! Une auteure qui ose parler de sujets sensibles ou d’autres plus légers avec humour et brio.
jeudi 12 novembre 2009
BLOG DIVAN OU DIVIN BLOG?
Je n’ai pas pour habitude de citer des blogs ou d’en faire de la pub. Je pourrais aussi vous dresser une liste non exhaustive de blogs auxquels je rends visite. Mais, je papillonne, je picore, je butine au gré de mes humeurs. Je ne vais systématiquement, tous les jours, les consulter comme pour le mien. Tenir un blog n’est pas synonyme d’en être son esclave, je préfère y venir quand j’ai envie de partager quelques chose et non pas parce c’est une obligation.
J’aime aussi me replonger dans la généalogie ou m’abandonner à un projet d’écriture. Laisser les idées chahuter gaiement ou écouter d’une oreille attentive une future conversation, observer une situation fictive.
Heureusement, grâce à la technologie, les blogs ont cette faculté de se passer quelques jours de substance nourricière.
Les blogs que j’affectionne ou que j’aime ? Ils sont variés à vrai dire. Certains traitent uniquement de lectures, d’autres sont axés sur des sujets de société, d’autres encore me divertissent, me font rire. Et puis, il y a ceux plus intimistes où la personne parle d’elle.
Le plus souvent, ce sont des femmes. Eh oui mon cher Freud, désormais, les confidences se font en ligne, des non dits cachés par pudeur ou à cause des tabous se dévoilent sur les blogs. La sacro sainte psychothérapie du divan serait-elle menacée et en voie de disparition? Mais non, Freud, rassurez-vous, vos fidèles ont de beaux jours devant eux.
Des femmes qui se montrent soit sans strass et sans paillettes ou fardées, pomponnées, fortes ou fragiles, heureuses de vivre ou qui donnent le change pour les apparences. Ah, les apparences ! Ce mot si surfait me permet d’une pirouette d’enchaîner sur la suite…. Car qu’importe l’habit, elles parlent de leur vie, de leurs préoccupations, de leurs bonheurs ou aussi de ce qui fait mal. A leur façon, elles racontent souvent humblement comme si abattre des montagnes était naturel pour elles, sans attendre une gloire quelconque en retour. Elles écrivent pour témoigner, pour nous sensibiliser à un problème, ou simplement pour se poser quelques minutes.
De moi à vous, ce « vous » décliné à « tu, elle », je vous connais un peu par vos blogs.
J’aime aussi me replonger dans la généalogie ou m’abandonner à un projet d’écriture. Laisser les idées chahuter gaiement ou écouter d’une oreille attentive une future conversation, observer une situation fictive.
Heureusement, grâce à la technologie, les blogs ont cette faculté de se passer quelques jours de substance nourricière.
Les blogs que j’affectionne ou que j’aime ? Ils sont variés à vrai dire. Certains traitent uniquement de lectures, d’autres sont axés sur des sujets de société, d’autres encore me divertissent, me font rire. Et puis, il y a ceux plus intimistes où la personne parle d’elle.
Le plus souvent, ce sont des femmes. Eh oui mon cher Freud, désormais, les confidences se font en ligne, des non dits cachés par pudeur ou à cause des tabous se dévoilent sur les blogs. La sacro sainte psychothérapie du divan serait-elle menacée et en voie de disparition? Mais non, Freud, rassurez-vous, vos fidèles ont de beaux jours devant eux.
Des femmes qui se montrent soit sans strass et sans paillettes ou fardées, pomponnées, fortes ou fragiles, heureuses de vivre ou qui donnent le change pour les apparences. Ah, les apparences ! Ce mot si surfait me permet d’une pirouette d’enchaîner sur la suite…. Car qu’importe l’habit, elles parlent de leur vie, de leurs préoccupations, de leurs bonheurs ou aussi de ce qui fait mal. A leur façon, elles racontent souvent humblement comme si abattre des montagnes était naturel pour elles, sans attendre une gloire quelconque en retour. Elles écrivent pour témoigner, pour nous sensibiliser à un problème, ou simplement pour se poser quelques minutes.
De moi à vous, ce « vous » décliné à « tu, elle », je vous connais un peu par vos blogs.
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