mardi 2 novembre 2010

Eric Holder - Bella Ciao

Éditeur : Points - Date Parution : 23/09/2010 - 147 pages

Pour abréger sa pitoyable vie noyée dans l'alcool, la noyade, la vraie, semble être l'épilogue parfait. Ainsi pense le narrateur. L'eau n'est décidément pas son amie, le suicide est manqué. Un changement radical s'impose. Il devient ouvrier agricole. Pas à pas, il part à la reconquête de lui-même. Sa renaissance est en fait un retour... à sa femme, à ses enfants.
Et à son métier d'écrivain.
Au vu de cette quatrième de couverture, j’attendais beaucoup de ce livre. Trop peut-être. Myléna n’en peut plus de l’alcoolisme de son mari. Ecrivain de métier, il  n’arrive plus  à écrire une ligne mais juste à boire du matin au soir. Les finances vont mal : pas de livre, pas de rentrée d’argent. Sa femme  lui pose un ultimatum : elle le quitte s’il n’arrête pas de boire. Il trouve du travail en tant que simple  ouvrier dans les vignes. Repentance  il y aura et il gagnera contre l’alcool…
Arrêter de boire est un combat de longue haleine et difficile. Un chemin parsemé de chutes et de tentations.  Tomber, se relever, avoir la volonté, fléchir, baisser les bras puis se ressaisir. J’ai trouvé que ce chemin était très peu décrit. La souffrance, le manque sont abordés mais trop peu. Juste une page au  plus pour décrire cet enfer. Il  se rend compte du mal que ses enfants ont enduré et demande pardon. L’accepteront-ils ? Nous n’avons pas la réponse. Je m’attendais à être bouleversée, submergée d’émotions... ça n’a pas été le cas. 
Un rendez-vous raté.
L’avis de Gambadou plus enthousiaste  que moi.

lundi 1 novembre 2010

Carhaix... le compte-rendu!

Que serait une rencontre bloggesque  sans compte-rendu ? N’y pensez pas…
Hier, nous nous sommes retrouvés à Carhaix lors du Festival du livre.
Gwen venait me chercher à Châteaulin jusqu’où je suis arrivée en car. Pause pipi ( eh oui ) et nous voilà gaiment parties pour Carhaix. J’ai fait la connaissance de Griotte et de Valérie que je ne connaissais pas et j’ai enfin rencontré Sylire.  Sylire étant venue avec Fransoaz en voiture. On peut dire que le co-voiturage a bien fonctionné pour ce salon!
 Yvon accompagné de Madame était devant le stand  Nathalie de Broc. Très gentille, nous avons discuté je me suis précipitée dire bonjour à Marie Sizun (une de mes auteurs chouchous). Il était déjà l’heure de rejoindre la crêperie où Joëlle et le photographe officiel des salons (son mari)  nous attendaient. Nous avons pu constater que l’amabilité était en option dans cette crêperie. D’ailleurs, il  s’en est fallu de peu pour que nous levions l’ancre. Ce couac a été vite oublié et nous avons regagné  le festival. Je suis retournée  voir Marie Sizun pour faire dédicacer mon livre  puis j’ai été voir  l’auteure Claude Crozon.
Je n’ai acheté aucun livre ! Oui, incroyable, n'est ce pas? Mais,… mais j’ai renouvelé mon adhésion au Centre Généalogique et Historique du Poher qui tenait un stand. Apparemment, je vais pouvoir débloquer certaines branches, ah le bonheur !
Griotte, Sylire m’ont prêté des livres donc une PAL qui a encore grandi… Une belle journée ! Les rencontres bloggesques, ce sont  des rigolages des fous rires et des supers bons moments ! Du pur  plaisir à consommer sans modération !
Un regret : Armande n'a pas pu se joindre à nous.
Ah, aux généreux donateurs amoureux de la lecture qui passeraient par ici, nous cherchons un bus pour faire nos déplacements. Imaginez-vous le bus impérial des blogueurs sillonnant les routes pour les futurs salons…  Ce  serait chouette, non ?
La photo de groupe :
De gauche à droite : Gwen, Joelle, Fransoaz, Valérie, Griotte puis les grands derrière : Yvon, Sylire et bibi...
Et Marie Sizun:

Céline Robinet - Faut-il croire les mimes sur parole?

Éditeur : Diable vauvert - Date de Parution : 2007 - 235 pages

Soit  18 nouvelles. Toutes ne sont pas des bijoux mais il y en  qui vous titillent ou qui  vous clouent sur place. C’est que l’écriture de  Céline Robinet ne laisse pas indifférent! C’est vif, sans temps mort. On sent qu’elle aime bousculer les idées reçues ou faire réagir le lecteur. Mais, le mais, certaines chutes sont hélas prévisibles comme dans la première nouvelle Si les poules avaient des dents. Une famille où le père est dentiste. La fillette se gave de bonbons pour enfin avoir un rendez-vous avec son père. Le père, la mère et  la fillette prennent  la parole à tour de rôle. Il y a les remords des parents  de trop travailler et de ne pas profiter de l’enfant. Et l’enfant qui manigance pour enfin voir son père.  
Un coup de cœur pour  Mes dents, bleues de froid  qui parle du viol et Faut-il croire les mimes sur parole ?  où il est question de l’immigration  clandestine. L’auteure sait jouer des mots et c’est un réel plaisir pour certaines des nouvelles !
Un recueil à l’humour grinçant… dommage que toutes les nouvelles ne soient pas de qualité égale mais à découvrir  pour l’écriture  !

Le problème, c’est vous, vous qui vivez à l’extérieur, quand vous revenez au Pays, en vacances, vous incarnez des choses inexistantes, vous dépensez de l’argent comme si vous en  aviez par millions, vous jouez aux riches pour ne pas avoir l’air minables, et ensuite vous dites que l’argent ne fait pas le bonheur ! Pourtant vous vous trompez. A Dakar, avec la télé, on sait tous comment les étrangers sont traités en Europe, vous vivez dans des taudis, des foyers d’immigrés, comme des clandestins, dans des appartements sans chauffage et vous vous contentez du RMI ou des ASSEDIC. Dites-nous la vérité s’il vous plait, pour que les jeunes arrêtent de risquer leur vie, parce qu’au Pays on ne voit que votre argent (…)

Merci à Canel pour le prêt, l’avis de Biblio.
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