Editeur : Au Diable Vauvert - Date de parution : mars 2012 - 203 pages de vie et d'humour!
Antoine, trente-sept
ans, divorcé et père de deux filles, n’arrive à pas à digérer le mariage
de son ex-épouse. Pourtant, il vit avec
Laurence mais il ne cesse de regarder en arrière. Il entretient avec Mouna sa
grand-mère de quatre-vingt-huit ans une belle complicité. Ses visites à la
maison de retraite sont pour lui l’occasion de se confier à Mouna et de l’écouter.
Antoine espionne
discrètement son ex-épouse Alice. Il n’a pas encaissé son remariage récent même
s’il vit avec Laurence, maman de trois garçons qui a gardé de bons contacts
avec les pères différents. Antoine s'est rapproché de sa grand-mère avant son
divorce car Mouna est la grand-mère qu’on aimerait tous avoir ! Non
seulement, elle possède un humour assez corrosif mais surtout elle écoute
Antoine. Sans juger sa situation, elle le pousse à aller de l’avant. Car
Antoine s’interroge. Non pas en pratiquant le nombrilisme mais en s’interrogeant sur nos relations avec nos
aînés, la mort, la peur de vieillir. Des réflexions qui font mouche, souvent sans concession avec une dose
d’humour relevé et beaucoup de réalisme !
Alors oui, j’ai été
très émue par ce livre qui reflète la vie ! Les familles recomposées, l’amour intergénérationnel, nos propres
peurs et angoisses face à la mort et au temps qui passe, la place des personnes
âgées dans notre société actuelle.
Le style de Xavier de Moulins fait la part belle à un humour teinté d'ironie mais entre les lignes, beaucoup de sensibilité et de lucidité perlent. Le tout est sans guimauve ! Absolument contemporain, ce roman est une invitation à aller de l'avant et il nous fait réfléchir au sens que nous donnons à la vie ! Un livre hérisson tant j’y ai inséré de marque-pages !
Le style de Xavier de Moulins fait la part belle à un humour teinté d'ironie mais entre les lignes, beaucoup de sensibilité et de lucidité perlent. Le tout est sans guimauve ! Absolument contemporain, ce roman est une invitation à aller de l'avant et il nous fait réfléchir au sens que nous donnons à la vie ! Un livre hérisson tant j’y ai inséré de marque-pages !
Ma grand-mère
reste floue sur ses amitiés, parce que :
-Il arrive un âge
dans la vie où il vaut mieux pas ne pas trop s'attacher. On prend vite froid
aux enterrements.
Les vieux sont des
enfants, ils perdent leurs neurones comme des doudous.
Entourée par cette saloperie de solitude la vie des vieux prend des
allures de mégots. Je me dis que Mouna est en train de fumer le filtre
et qu’elle le sait.
Merci à Babelio et à l'éditeur pour cet envoi.



