lundi 30 avril 2012

T.C. Boyle - Histoires sans issue


Éditeur : Grasset - Date de parution : Mars 2012 - 384 pages et 13 nouvelles absolument géniales!

Ce recueil de nouvelles porte son titre à merveille et  ce  livre est une perle ! En treize nouvelles absolument géniales avec une écriture  superbe et vive,  T. C. Boyle nous entraîne dans des situations où les personnages se retrouvent dépassés ( un jeune père ment sur l’état  de santé de son bébé pour ne pas aller travailler), surpris par le tournure des évènements. Ou alors,  ils dépassent eux-mêmes certaines bornes (un vieux couple plein d’argent fait cloner leur chien préféré) ou inhibent leurs craintes, se frottent à l’irraisonnable. Avec une précision incroyable, l’auteur va chercher le détail et ses personnages en sont d’autant plus vivants. Des nouvelles où l’humour n'est pas oublié. Loin de là ! 

J’ai adoré chacun de ces textes ! Pas de chute à se décrocher la mâchoire mais bien mieux car l’auteur ferre son lecteur par son  talent et c’est du bonheur !

Barbe fleurie, costume de prêt-à-porter, godillots noirs de la taille de chenets, le révérend affirma que Dieu, Jésus, la Bible étaient les autorités suprêmes ne matière de Création.A la suite, il se forma toute une file sinueuse d'intervenants qui, tous, parlèrent au micro, l'un après l'autre, dans le but d'exprimer leur opinion sur tout, du Déluge à l'âge de la planète ( Dix mille ans ! Vous êtes tombés sur la tête ou quoi ? hurla le professeur de biologie, sortant de la salle en faisant claquer la porte de secours, au milieu d'un chœur contrapuntique de hourras et de huées) jusqu'aux dernières avancées dans le domaine de l'exploration spatiale, à l'explication du génome humain, dont il fut indiqué qu'il était proche de celui du chimpanzé. Sans oublier les limaces.


Le billet de Cuné

dimanche 29 avril 2012

Rencontre avec Christel Diehl

Christel Diehl - Dialogues le 27 Avril 2012



J’ai eu la chance d’assister à l’intervention de Christel Diehl auteure d’Enola Game vendredi chez Dialogues. Celle dont ce premier livre n’a recueilli que des avis élogieux a parlé en toute simplicité de cette belle aventure.  Christel Diehl écrit depuis toujours des nouvelles et des poèmes à titre de loisir. Il y a sept ans, lors de la naissance de sa fille, le projet du livre a germé,  projet qu’elle a laissé mûrir avant d'entreprendre de le coucher sur papier.  Lors de son interview, elle a évoqué spontanément les billets publiés sur  les blogs qui l’ont beaucoup touchée car pour le moment le livre n’a eu que quelques articles dans la presse locale (journalistes parisiens, réveillez-vous !).

Actuellement, elle peaufine un second roman et est en cours d’écriture de deux autres livres. L’ensemble de l’auditoire était passionné et l’on ressentait beaucoup d’émotions et un vrai partage ! La sincérité se lisait dans ses yeux ainsi que l’émotion de rencontrer des lecteurs conquis.
Christel Diehl est une auteure humaine pour qui l’amour, l’amitié, la modestie  et l’empathie sont des valeurs importantes.
A ma question de savoir  si son  écriture ciselée où chaque mot est pesé était "naturelle" ou si elle effectuait un travail d’élagage, Christel Diehl m'a répondue qu'elle se fixait  comme objectif d’écrire toujours en un minimum de mots. Couper, trouver le mot juste  pour se débarrasser du superflu et ne garder que l'essentiel.

Je terminerai juste en reprenant cette citation d’Albert Camus qu’elle  a citée « créer c’est vivre deux fois ».

Merci à  Christel Diehl pour ce beau moment qui m’a donnée envie de relire encore ce livre! Et une dédicace spéciale pour les  blogolectrices qui ont lu Enola Game


samedi 28 avril 2012

Gilles Paris - Au pays des kangourous



Éditeur : Donquichotte - Date de parution : janvier 2012 - 248 pages tendres et remplies d'émotion !

Depuis que sa mère a accepté une mission en Australie, le papa de Simon, neuf ans, ne va pas bien. Ce petit garçon est très proche de son père Paul et quand ce dernier tombe malade, Simon se questionne.

Prendre comme narrateur un enfant est toujours risqué  mais Gilles Paris  réussit  avec brio à se glisser dans la peau de Simon.  Ce petit garçon ne comprend pas pourquoi sa maman accorde tant d’importance à son travail ni la maladie de son père. Paul fait une dépression et est interné. Sa grand-mère Lola un personnage haut en couleurs s’occupe de Simon. Ce petit garçon en  manque d’amour maternel  aimerait que son père guérisse, que la vie redevienne comme avant. Avec ses mots et son regard d’enfant,  Simon nous livre ses doutes, ses questions ce qui donne des dialogues tendres où l’émotion, le rire s’invitent  lorsqu'il attrape au vol une conversation et essaie de comprendre ce que les adultes se disent. Des adultes qui veulent le protéger de beaucoup de choses...Je n’en dirai pas plus sauf que je n’ai pas vu la fin venir.

La mort, la maladie, l’amour, l’apprentissage de la vie sont traités avec beaucoup de finesse et d’émotions ! Quelques petits bémols : j’ai trouvé  que le personnage de Lily, cette petite fille imaginaire, n’avait pas sa place et qu’il y avait quelques petites longueurs mais ils ont été largement balayés par l'ensemble.

J’ai été vraiment touchée par cette belle lecture que j’ai refermée le cœur pincé !

De nombreux avis sur Babelio

Le prince de quoi ? D'un papa très fatigué qui vient de se rater? D'une maman trop loin pour le savoir? Oui, Lola n'a pas voulu le dire à maman. Elle m'a dit que cela  ne la ferait pas revenir et qu'elle s’inquiéterait plus que nous à cause des vingt-quatre d'heures d'avion qui nous séparent. Je n'ai pas envie d'être un prince. Seulement un petit garçon comme les autres qui marchent entre ses deux parents.
 
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