La 10ème édition du prix des Lecteurs du Télégramme est terminée et le lauréat est Peter May pour L'homme de Lewis. Mon vote était allé au roman de Claire Keegan Les trois lumières donc je suis un peu déçue...
Il s'agit de la première fois qu'un polar remporte le prix des Lecteurs du Télégramme qui comme son nom l'indique est un vote des lecteurs. A la différence des autres prix, il n' y pas de jury et ce sont les lecteurs qui élisent le lauréat.
Pas de photo car cette année, je n'ai pas été à la remise du prix ( pour cause de cours de piscine!).
vendredi 25 mai 2012
jeudi 24 mai 2012
Michèle Perret - D'ocre et de cendres
Éditeur : L'Harmattan - Date de parution : Février 2012 - 110 pages et des vies touchantes de femmes Oranaises !
Ce recueil de nouvelles relate la vie de femmes liées à Oran. Elles y sont nées, elles y vivent encore ou alors elles ont quittée cette ville pour un autre pays.
Des vies différentes où la femme est abordée à travers le temps : enfant, adolescente, jeune mariée, femme plus âgée, grand-mère. Et chacune à sa propre histoire avec les souvenirs heureux du temps de l’insouciance, la condition des femmes Algériennes mais surtout l’empreinte de l’histoire : la guerre d’indépendance, le massacre du 17 octobre 1961 à Paris. Cet évènement est abordé par le regard d'une parisienne bourgeoise et énarque qui découvre avec stupeur l'impensable. Les coutumes, l’autorité et la figure masculine, la culture, les désillusions, l'amour, le racisme, la pluralité des communautés sont présents dans ces textes. L'image d'une société qui a mué mais qui conserve ses racines nous est transmise comme les rêves et les espoirs de ces femmes.
Avec une écriture toute en finesse et très visuelle, Michèle Perret dresse des portraits de femme touchants, échelonnés dans la grande histoire et nous livre un recueil est profondément humain ! Seul petit bémol : j’ai trouvé que la dernière nouvelle était « cliché ».
Nous passons aux bidonvilles du nord-ouest, Courbevoie, Nanterre. Nous les arpentons, Marga, son copain qui ressemble à un vieux typographe anarchiste, deux militants nationalistes au visage de bois et moi, avec mes fines ballerines et tenant par la main ma petite muette. Les ruelles sont boueuses, les baraques misérables et pourtant, il y a souvent là une certaine chaleur, une certaine amitié. Je découvre un monde inconnu.
Les billets d'Alex , Daniel Fattorius
mercredi 23 mai 2012
Michelle Richmond - Le carnet de la mathématicienne
Éditeur : Buchet Chastel - Date de parution : Mai 2012 - 416 pages prenantes et très réussies!
Ellie Enderlin presque quarantenaire se retrouvez nez à nez Peter McConnel qui avait été considéré dans un livre comme coupable du meurtre de sa sœur vingt ans plus tôt. Après le décès de sa sœur Lila, une brillante mathématicienne, Ellie avait trouvé en la personne d'Andrew Thorpe, son professeur de littérature, une oreille amicale. Ce dernier en avait profité pour écrire un livre relatant l’histoire de Lila où il désignait Peter McConnel, l’amant de Lila, comme le meurtrier idéal.
Entre ses propres souvenirs, la recherche des témoins de l’époque et la mise bout à bout d’éléments, Ellie ouvre d’autres portes qui la conduiront à la vérité. Je n'en dis pas plus !
A mi-chemin entre le roman et le thriller psychologique, ce
livre nous plonge dans une histoire écrite avec beaucoup de subtilité et très bien menée ! Les conséquences d'un fait d'auteur, la soif de pouvoir, la rivalité professionnelle, la
culpabilité, les rapports entre deux sœurs
très différentes sont les piliers de ce livre très prenant ! Et conquise, je suis!
En rentrant chez moi, je repensai à ce que Thorpe avait dit, un jour, en cours. La vie n'est pas seulement constituée de personnages principaux et de grands événements.Mais aussi de tout un chacun, de toute choses, dans les interstices.
Le billet de Cathulu
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