samedi 4 août 2012

Ruta Sepetys - Ce qu'ils n'ont pas pu nous prendre


Éditeur : Gallimard Jeunesse - Date de parution : 2011 - 424 pages et une alchimie qui ne s'est pas produite...

1941. Les troupes de Staline envahissent la Lituanie.  Lina âgée de 15 ans est arrêtée avec sa mère et  son jeune frère par la NKVD. Ils se retrouvent avec d’autres personnes dans des wagons à bestiaux pour un long parcours qui les mène en  Sibérie.  Tous ont leur nom inscrit sur une liste. Une  liste de personnes susceptibles d’être dangereuses selon les renseignements soviétiques. Lina se demande pourquoi et surtout ce qu’il est  arrivé à son père professeur à l’université. 

Ce retrace une période de l’histoire peu ou mal connue : l'envahissement de certains pays comme la Lituanie par les Soviétiques durant la Seconde Guerre Mondiale. Les opposants lituaniens ou représentant une forme de menace étaient  déportés en Sibérie via des trains. Ces transports par voie ferrée ne sont pas sans rappeler ceux utilisés par les nazis. Des personnes entassées dans des wagons à bestiaux et réduits à la promiscuité où les plus faibles dépérissent.  En Sibérie, les kolkhozes les attendent, ces camps où des heures de travail  sont obligatoires pour un quignon de pain. Lina se raccroche à sa passion du dessin pour ne pas sombrer face à la peur et à l’humiliation. Des conditions de détention inhumaines, révoltantes mais où  la solidarité est présente. Animée par l’espoir de retrouver son père vivant, Léna endure le pire.   

Malgré les qualités indéniables de ce roman, je suis restée en dehors de cette lecture. Je ne décide pas si  l’alchimie se produit ou non, et ce livre n’a pas su me toucher. Pourquoi ? Je n’ai pas d’explication.

Le billet de Valérie (qui comme moi n’a pas été pas sensible) et dont le billet renvoie  à de nombreux liens tous positifs. Donc ne vous fiez pas à mon avis... 



jeudi 2 août 2012

Frank Andriat - Jolie libraire dans la lumière


Éditeur : Desclée de Brouwer - Date de parution : Janvier 2012 - 146 pages et une ode aux livres et aux mots !

Je débute ce billet par une citation de Christian Bobin non pas pour étaler ma culture qui comme tout le monde sait est comme la confiture (moins on en a et plus on l’étale ) mais parce qu’elle sied à merveille à ce roman : peu de livres changent une vie. Quand ils changent c’est pour toujours.

Maryline, une jeune libraire trentenaire éprise des mots est troublée par un livre qu’elle a commencé. Le livre relate des fragments douloureux de sa vie survenus dix plus tôt. Avec précision et des détails qu'elle seule connaît. Laurent, employé des chemins de fer est frappé par la beauté de la jeune femme absorbée par sa lecture dans son jardin de livres. Coïncidence, l’ouvrage que lit Maryline s’intitule "Dans un train". Maryline a deviné que Laurent est un client aguerri à la façon dont il se promène dans la librairie : elle a senti qu’il avançait dans son domaine comme on marche dans une église. Sur la pointe des pieds. De crainte de déranger les âmes qui y habitent. Une rencontre inattendue, un livre qui va rapprocher Maryline, Laurent et surtout permettre à la jeune libraire de tourner une page de son passé. Le tout est raconté avec beaucoup de sensibilité, de tendresse et de poésie. Jolie libraire dans la lumière est une ode aux livres, aux mots et à ce qu'ils nous apportent : du bonheur, une échappatoire!

On entre dans ce livre sur la pointe des pieds, enveloppé et bercé par l’écriture de Frank Andriat. Il y a des passages magnifiques remplis d’une émotion sincère qui m’ont touchée ( j’ai retenu mon souffle pour mieux m’imprégner de chaque mot). Seul petit bémol : j’ai trouvé que l’auteur avait peut-être tendance à jouer de trop sur la corde de l’émotion.
Mais comme dit Maryline : Ne m’en veuillez-pas, l’amour des livres me rend heureuse. Je trouve cette phrase tellement juste en ce qui me concerne  que je vais l’ajouter sur mon blog !

Les billets de Cathulu, Noann

mercredi 1 août 2012

Joe Keenan - Un mariage à la mode


Éditeur : 10 x 18 - Date de parution : 2004 - 364 pages burlesques et sans temps mort !

Gilbert Selwyn, romancier homosexuel New-yorkais et Moira Finch, une petite peste sont tous deux attirés par l’argent. Et pour en avoir,  Ils mettent au point une combine : se marier pour avoir des cadeaux  des familles respectives dont les comptes en banque sont bien garnis. Le beau-père de Gilbert est  un homme d’affaires qui a réussi et la mère de Moira , mariée à un duc devront supporter et s'acquitter de de leurs appétits financiers. Mais, rien ne se passe comme prévu.

Si vous cherchez un livre burlesque, sans temps mort et qui se dévore, ne cherchez pas plus loin !  Sans être un chef d’œuvre qui marquera l’histoire de la Littérature ( avec un grand L), et bien, ce livre  fait travailler les zygomatiques et se lit avec délice ! Quand un romancier homosexuel notoire qui passe plus de temps à faire à la fête qu’à écrire et qu’une pique-assiette teigneuse décident de se marier, cela donne un mélange complètement explosif. Déjà, il faut convaincre l’entourage que Gilbert est devenu hétérosexuel et préfère désormais la compagnie des femmes. Ils s'y emploient avec zèle en simulant disputes puis réconciliations  comme les jeunes couples couples d'amoureux et les plus réticents n’y voient que du feu. Leu plan consiste à convoler en justes noces, puis divorcer au bout de quelques mois en se séparant l'argent reçu en cadeau.  Mais le beau-père de Gilbert travaille dans un milieu où étrangement on meurt souvent de façon accidentelle. Entendez par là que la mafia n’est pas loin. Ajoutez-y une duchesse assez mystérieuse, de l’action,  des rebondissements, une bonne dose d’humour et vous obtenez ce livre déjanté ! Je n’en dirai pas plus sur l’histoire pour ne pas vous gâcher les nombreuses surprises!

Même si quelquefois les ficelles sont un peu grosses, il n'y a aucune raison de se priver de ce roman diablement rythmé, gai et pétillant!


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