samedi 24 novembre 2012
François Marchand - Un week-end en famille
Éditeur : Le Cherche Midi - Date de parution : Août 2012 - 110 pages d'un humour lourd, très lourd...
Après un mariage éclair, le narrateur parisien consent à son épouse d’aller passer le week-end dans sa belle famille habitant à la campagne.
Dans ma politique de ne pas faire des tartines quand je n’ai pas aimé, ce billet sera court. Notre narrateur en bon parisien speedé et stressé arrive à Samousse avec des préjugés. Forcément en province nous sommes des ploucs. Par exemple, si nous prenons le temps d’indiquer aux personnes les directions à prendre pour ne pas se perdre dans la campagne, nous ne sommes pas non plus des sortes d'extra-terrestres. Piquée dans mon orgueil? Non, mais je m’attendais à des flèches piquantes et fines, à de l'humour acéré. Or François Marchand sort l’artillerie lourde. Et c’est lourd. Ca dézingue sur tout et n'importe quoi, une enfilade de clichés et des situations caricaturales voulues mais tellement exagérées que ça en devient ridicule. Et ça part dans tous les sens ! L’auteur s’est fait plaisir. Tant mieux pour lui, pour ma part j’ai trouvé ce livre consternant…
Un livre qui divise : Géraldine , Gwen , Philisinne partagent mon avis, Cathulu, George, Noukette se sont amusées, Hérisson , Stephie ont eu des bémols.
vendredi 23 novembre 2012
Riika Ala-Harja - Un hiver aux Canaries
Éditeur : Gaïa - Date de parution : Novembre 2012 - 175 pages dont on ne sort pas indemne !
Jori Nyman a pour habitude de passer l’hiver au soleil loin de la Finlande sur l’île de Gran Canaria. A la retraite, cet ancien patron de chantier naval demande (ou ordonne) à Mikko de venir le rejoindre. Bricoleur, il s’occupe de tout pour lui. Dior d’origine malienne est embauchée comme la nouvelle femme de ménage de Nyman . Veuf depuis peu, sa femme était rongée par la cancer mais surtout par l’alcool.
Ces trois personnages se croisent et chacun prend la parole. Trois personnages habités par des espoirs ou des idéaux. Mikko est obnubilé par la réalisation d’ une chaise au design inégalable. Dior mariée à un homme âgé verse une partie de son salaire à son père resté au pays. Cette jeune femme a été vendue à cet homme qui est aujourd’hui son époux. Mikko et Dior dépendant financièrement de Nyman qui ne peut oublier ni sa femme, ni son ancienne faillite. Les personnalités se dessinent, les remords et les regrets apparaissent métamorphosant la configuration des relations. Les solitudes de chacun se bousculent, s’effleurent mais les frontières restent imperméables. L’accès au bonheur en devient illusoire alors que les vacanciers continuent à se dorer au soleil...L’ambiance en devient presque pesante et on est balloté du début à la fin de ce livre dont on ne sort pas indemne !
Le billet de la tentatrice Cathulu

jeudi 22 novembre 2012
Eric-Emmanuel Schmitt - Les deux messieurs de Bruxelles
Éditeur : Albin Michel - Date de parution : octobre 2012 - 281 pages et 5 nouvelles intelligentes !
Eric-Emmanuel Schmitt nous revient avec un recueil de cinq nouvelle avec un fil rouge l’amour. Ah l’amour, il y a tant à dire ! L’auteur crée la surprise avec la première nouvelle mettant en scène un couple d’homosexuel. N’ayant pas le droit au mariage, les deux messieurs se cachent au fond de l’église lors d’un mariage traditionnel et échangent vœux et promesses. L’avenir les surprend à suivre discrètement le couple marié et leurs enfants dont un auquel ils s’attachent. Ce garçon représente l’enfant qu’ils n’auront jamais. Dans deux autres nouvelles, des sujets d’ordre éthiques sont abordés : l’avortement médicalisé pour cause de maladie, le don d’organe. Enfin, l’amour d’un homme âgé pour son chien nous révèle son histoire marquée par les camps de concentration. L'animal est-il plus humain que l'homme? Aux premiers abords, Ménage à trois semble plus légère, détrompez-vous...
On voyage de Bruxelles à Viennes, du 18ème siècle à nos jours. A travers une galerie de personnages dont la psychologie est creusée, Eric-Emmanuel Schmitt nous pose avec sensibilité et finesse des questions sur l’amour sous toutes ses formes et la vie. Beaucoup d'humanité s'en dégage.
En complément de ces nouvelles, l'auteur dans le journal d'écriture explique la genèse de ses textes émaillée de réflexions et de questions très, très intéressantes. Et j’y ai surligné des phrases empreintes de sagesse, de philosophie! Ce prologue apporte des éclairages, des ouvertures nouvelles à la réflexion et c’est un vrai bonheur !
Toute sagesse commence par l’acceptation de la souffrance.
La littérature nous met en garde contre les idées simples. En cela,elle agit différemment de l’idéologie qui, elle, tend à chercher l’élémentaire sous la pluralité.
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