Classant une fois de plus mes livres, je me dis qu'après tout, moi aussi, j'aurais bien aimé devenir libraire, passer le plus clair de mon temps dans la compagnie des écrivains. Les découvrir, les faire lire, les aider à sa vendre, favoriser cette prostitution splendide, m'entremettre pour cette marchandise-là. Trafiquant de drogue littéraire. Libraire de fin de siècle.
Qui saura, dans un avenir pas très lointain, ce que représentaient, pour des gens comme moi, les libraires et les librairies ? Ce qui signifiait, dans une ville, grande ou petite, le présence de ces lieux où l'on pouvait entrer dans l'espoir d'une révélation. Qui se souviendra de la façon paisible dont on pénétrait dans ces antres à l'odeur de papier et d'encre ? De cette façon de pencher la tête pour déchiffrer un titre nouveau, puis un autre, des noms d'auteurs familiers ou inconnus, afin de glaner des indices et des signes vivant sur les couvertures claires? "Le seul vrai lecteur, c'est le lecteur pensif". Qui se souviendra de cette façon de poser l'index au sommet de l'ouvrage pour le basculer en arrière, l'attirer à soi, l'ouvrir, le parcourir. Lire la quatrième de couverture. Debout, dans le bruit des pages tournées, découvrir les quelques mots qui paraissent s'adresser précisément à soi. L'inespéré noir sur blanc.Intime universel. Musique silencieuse
Extrait de la petite Chartreuse de Pierre Péju
dimanche 25 novembre 2012
Les pop-up
Avec ce billet, j'inaugure une nouvelle rubrique dans ce blog "ce n'est parce qu'on habite à Brest qu'il ne se passe rien". Une rubrique pour vous parler d'évènements, de chiens écrasés, et qui s'enrichira au fur et à mesure de mes rencontres et ballades.
La preuve, depuis le 10 novembre et jusqu'au 5 janvier 2013, les bibliothèques de Brest et de Morlaix exposent sur les livres en reliefs et animés : les pop-up.
Un projet dont le papa n'est autre que Julien mon libraire chouchou de chez Dialogues. La mairie de Brest s'est engagée à ses côtés pour ce projet qui a germé il y plus d'un an et qui a demandé beaucoup de temps à Julien ( ce qui ne l'a pas empêché de me conseiller de merveilleuses lectures !).
D'ailleurs, en ce moment chez Dialogues, il y a un espace dédié aux pop-up où l'on peut admirer aussi quelques livres.
Les pop-up sont un monde où l'on replonge en enfance, dans le rêves mais qui s'adresse également aux adultes avec des livres étonnants ou féériques.
Mon nouvel avatar est issu d'un ces livres et voici quelques photos que vous pouvez retrouver sur le blog Ohpop-up de Julien. Un blog à consulter, à regarder pour le plaisir des yeux !
Bulleblog et Gaël en parlent également.
La preuve, depuis le 10 novembre et jusqu'au 5 janvier 2013, les bibliothèques de Brest et de Morlaix exposent sur les livres en reliefs et animés : les pop-up.
Un projet dont le papa n'est autre que Julien mon libraire chouchou de chez Dialogues. La mairie de Brest s'est engagée à ses côtés pour ce projet qui a germé il y plus d'un an et qui a demandé beaucoup de temps à Julien ( ce qui ne l'a pas empêché de me conseiller de merveilleuses lectures !).
D'ailleurs, en ce moment chez Dialogues, il y a un espace dédié aux pop-up où l'on peut admirer aussi quelques livres.
Les pop-up sont un monde où l'on replonge en enfance, dans le rêves mais qui s'adresse également aux adultes avec des livres étonnants ou féériques.
Mon nouvel avatar est issu d'un ces livres et voici quelques photos que vous pouvez retrouver sur le blog Ohpop-up de Julien. Un blog à consulter, à regarder pour le plaisir des yeux !
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| Le jour de l'inauguration pour lequel des éditeurs s'étaient déplacés |
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samedi 24 novembre 2012
François Marchand - Un week-end en famille
Éditeur : Le Cherche Midi - Date de parution : Août 2012 - 110 pages d'un humour lourd, très lourd...
Après un mariage éclair, le narrateur parisien consent à son épouse d’aller passer le week-end dans sa belle famille habitant à la campagne.
Dans ma politique de ne pas faire des tartines quand je n’ai pas aimé, ce billet sera court. Notre narrateur en bon parisien speedé et stressé arrive à Samousse avec des préjugés. Forcément en province nous sommes des ploucs. Par exemple, si nous prenons le temps d’indiquer aux personnes les directions à prendre pour ne pas se perdre dans la campagne, nous ne sommes pas non plus des sortes d'extra-terrestres. Piquée dans mon orgueil? Non, mais je m’attendais à des flèches piquantes et fines, à de l'humour acéré. Or François Marchand sort l’artillerie lourde. Et c’est lourd. Ca dézingue sur tout et n'importe quoi, une enfilade de clichés et des situations caricaturales voulues mais tellement exagérées que ça en devient ridicule. Et ça part dans tous les sens ! L’auteur s’est fait plaisir. Tant mieux pour lui, pour ma part j’ai trouvé ce livre consternant…
Un livre qui divise : Géraldine , Gwen , Philisinne partagent mon avis, Cathulu, George, Noukette se sont amusées, Hérisson , Stephie ont eu des bémols.
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