dimanche 9 décembre 2012
Royal Affair
Film réalisé par Nikolaj Arcel
Avec Mads Mikkelsen, Alicia Vikander, Mikkel Boe Folsgaard
Synopsis : Danemark 1770. La passion secrète que voue la reine Caroline Mathilde au médecin du roi, l’influent Struensee, va changer à jamais le destin de la nation toute entière. Royal Affair relate une page capitale de l’histoire danoise, oubliée des manuels français. La relation amoureuse et intellectuelle entre Caroline Mathilde et Struensee, fortement influencée par les philosophes des Lumières, Rousseau et Voltaire en tête, conduira au renversement de l’ordre social établi, et annoncera les révolutions qui embraseront l’Europe vingt ans plus tard.
Ces dernières semaines, j'ai vu plusieurs films mais un seul m'a faite vibrer d'émotions ! Ce film est passé presque inaperçu et pourtant, j’ai passé deux heures grandioses ! Caroline Mathilde est destinée à épouser le roi du Danemark. Christian VII est un personnage lunatique, en proie à des crises de folie qui aime les pitreries. De roi, il ne porte que le titre et et ne prend pas part aux affaire du pays où la religion pèse de tout son pouvoir. Dès leur mariage, Caroline Mathilde est humiliée et délaissée par son époux. Il s'agit d'une femme cultivée aimant la lecture et qui s’intéresse à son pays. En voyage dans toute l’Europe, le roi Christian VII sombre dans une de ses crises passagères. Le médecin allemand Johann Struensee est appelé pour le soigner et devient son médecin personnel. Johann croit aux idées des philosophes français Rousseau et Voltaire, opinions qu'il doit taire. Caroline Mathilde est attirée par Johann. Tous deux s’aiment et se voient en secret. Christian écoute Johann et s'implique dans son rôle de roi. Johann par le pouvoir qu'il exerce sur le roi Christian établit de grands bouleversements. La torture et le servage sont désormais abolis au Danemark. Mais tous ces changements sont mal perçus par certains membres de la cour.
Je ne vous raconte pas la suite mais il s’agit d’un film magnifique où les faits historiques sont réels. Le jeu des acteurs est irréprochable, la réalisation est splendide. Bien sûr, iI y a de l’amour, des drames, des manigances et cette foi, cette conviction profonde de se battre contre des inégalités crève littéralement l’écran ! A voir absolument!! Superbe et passionnant comme un bon roman !
Jeffery Deaver - Instinct de survie
Éditeur : Le Livre de Poche - Date de parution : Octobre 2012 - 521 pages de rebondissements !
Après leur semaine de travail, Steven et Emma Feldman viennent passer un week-end dans leur résidence secondaire située près du lac Mondac dans le Wisconsin. Un endroit au calme, isolé où Michelle une amie à eux doit les rejoindre. Sauf que deux individus pénètrent dans la maison. Steven a juste le temps d’appeler la police, de prononcer « c’est » et le couple est abattu. Intrigué par cet appel, le shériff demande à l’inspecteur Brynn McKenzie de se rendre sur place pour s’assurer que tout va bien.
Brynn délaisse la soirée familiale pensant être de retour d’ici peu auprès de son mari et de son fils. En arrivant aux abords de la maison, elle a l’intuition que quelque chose ne tourne par rond. Au lieu d’appeler des renforts, elle préfère aller vérifier par elle-même. Dans la maison, elle découvre les corps abattus du couple alors que les deux tueurs sont toujours là. Commence alors une course poursuite nocturne dans la forêt où elle et Michelle tentent de s’enfuir poursuivies par les deux hommes. Brynn a un côté épouse de MacGyver et l’on apprend par exemple comment fabriquer une boussole avec trois fois rien ou comment distraire l’attention de ses ennemis. Si cette partie du livre m’a semblée un peu longuette comme au jeu du chat et de la souris, l’auteure introduit très vite plus d’un rebondissement et ce livre devient un véritable page-turner ! Pas le temps de souffler, on va de surprise en surprise et de révélation en révélation.
Brynn qui m’avait un peu énervée par son côté super Wonder Woman se révèle au fil des pages une femme comme une autre avec des problèmes personnels à gérer . Même si la fin m’est apparue surfaite et que certaines ficelles sont un peu grosses ( comme certaines coïncidences), ce livre remplit efficacement son rôle ! Ce thriller basé plus sur l’action que sur le psychologique est avant tout une lecture sans prise de tête et Jeffery Deaver sait ferrer son lecteur.
De nombreux billet sur Babelio
jeudi 6 décembre 2012
Emma Donoghue - Egarés
Éditeur : Stock - Date de parution : Septembre 2012 - 300 pages et 14 nouvelles talentueuses !
Dans sa préface, Emma Donoghue revient sur le pourquoi de ce recueil. Egarés comme errance, un mot employé pour des migrants qui ne s’installaient nulle part. La quête n’est pas seulement géographique mais plus profonde chez certains des personnages. Partir pour se construire, pour s'octroyer un nouveau départ qui offre place à tous les rêves. Mais le voyage peut s’avérer douloureux et être synonyme de choix. L’auteur dit très justement : Malaise. Emerveillement. Mélancolie. Irritation. Soulagement. Honte. Distraction. Nostalgie. Indignation morale. Culpabilité. Les voyageurs sont confrontés à un concentré de sentiments confus qui font la condition humaine. Et l'on retrouve toutes ces émotions dans ces quatorze nouvelles qui mettent en scène des personnes du XVIIe au XXe siècle ayant voyagé. Migrer, partir, laisser son pays natal avec le cœur rempli d’espoir ou de pleurs. Qui dit voyage dit un départ volontaire ou non, le trajet et ses possibles aléas et l’arrivée. Se poser, s'installer dans un nouveau lieu sans oublier pour autant ses racines et quelquefois en n'arrivant pas à s'intégrer.
Du Texas au Massachusetts, de Londres à New-York, on suit des personnages pour la plupart ayant existé. Des hommes ou des femmes qui ont laissé trace de leur nom dans un entrefilet d’un journal ou d’une correspondance. Après chaque nouvelle l'auteure revient sur la source, sur les documents et renseignements qu'elle a pu trouvés. Elle a essayé de suivre ses personnages et de savoir ce qu'ils avaient pu devenir.
Une mère qui n’a pas eu d’autre choix que de laisser sa fille, une autre contrainte de vendre son corps, un esclave de couleur qui s’enfuit, un soigneur de zoo qui ne veut pas laisser son éléphant, une fausse veuve qui prend la poudre d’escampette, un brigand, des chercheurs d’or, ... Autant d'hommes et de femmes qui m'ont transportée avec eux. Et j'ai ressenti leurs émotions, leurs sentiments.
Avec une écriture qui colle au plus près de ses personnages, des détails qui nous immergent dans l’Histoire, Emma Donoghue signe un recueil talentueux ! On ne peut être que touché par ces vies, par l'universalité et par l'humanité qui s'en dégage ! Après son roman Room, Emma Donoghue démontre qu'elle a plus d'une corde à son arc. Un vrai plaisir !!!
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