samedi 26 janvier 2013

Tess Gerritsen - Le voleur de morts


Éditeur : Presses de la Cité - Date de parution : Novembre 2012 - 408 pages et une déception...

Julia nouvellement divorcée achète une vieille maison et découvre par hasard un cadavre enterré dans son jardin. Les experts sont formels : la femme décédée a été tuée et surtout son corps a plus d’un siècle. Julia se lance dans les recherches pour découvrir l’identité de son hôte …
A Boston en 1830, Aurnia  sur le point d’accoucher est malade et hospitalisée. Lors de ses visites, sa sœur Rose fait connaissance avec Norris l’un des jeunes étudiants en médecine. Bien que brillant, ses conditions modestes le différencie des autres futurs médecins tous issus de famille notables et riches. Peu après avoir accouché d’une petite fille, Aurnia décède suite à une fièvre puerpérale. Rose arrivée depuis quelques mois d’Irlande décide de s’occuper de l'enfant. Couturière, vivotant dans les bas quartiers, elle est prête à se sacrifier pour sa nièce. De son côté, pour financer ses études Norris aide un homme peu scrupuleux à voler des cadavres dans des cimetières qui serviront de cobaye aux futurs médecins.
Des meurtres sont commis et à chaque fois notre jeune étudiant se trouve près des lieux. Assez pour que la police le suspecte d'être le coupable.  Rose ne sait plus vers qui se tourner car des personnes veulent récupérer sa nièce  à tout prix.

Ces deux histoires menées en parallèle vont, vous vous en doutez, converger au fil des pages. Rien de neuf ou d'extraordinaire pour l’histoire actuelle de  Julia qui  est du déjà lu et relu. Par contre la plongée dans Boston en 1830 est un plus intéressante avec les premiers pas de la médecine, de la chirurgie. Mais hélas, les trames des deux histoires se devinent aisément et surtout l’ensemble est agrémenté d’une romance (chabada-bada, chabada-bada) consternante.
Sans cet aspect fleur bleue et sans la personne de Julia qui fait office de pot de fleur, ce polar aurait pu susciter chez moi autre chose que de l'ennui. Autre point qui fâche pour un polar de la sélection ELLE, l'écriture on ne peut plus simpliste...
Avec de l'amouuuur et la  bravoure ( mais pas de glamour),  ce livre est  une déception (mais soyons positifs : vu que l'intrigue n'est pas compliquée, en lisant une page sur deux aucun risque de se perdre).




jeudi 24 janvier 2013

Maria Semple - Bernadette a disparu


Éditeur : Plon - Date de parution : Janvier 2013 - 369 pages géniales!

Sa mère Bernadatte et son père Elgie ayant brandi une carotte comme récompense pour ses résultats scolaires, Bee gamine de quinze ans surdouée demande un voyage familial en Antarctique. Ils habitent à Seattle, la ville de Microsoft où on père est l'un de ses informaticiens qui ramène du travail chez lui. Bernadette souffrant d’angoisses ne supporte pas l’environnement, les voisines, les mères d'école qui veulent se mêler de tout. Imprévisible, ayant  du tempérament et un humour décapant, la veille du départ pour l'Antarctique Bernadette disparaît.

Voilà un bandeau de livre non mensonger qui m’a permis de me découvrir un point commun avec Jonathan Franzen. Comme lui, je n’ai pas lâché ce livre et je l’ai dévoré ! Bee est une enfant surdouée et ses parents ne veulent pas lui refuser le voyage qu’elle demande. Sauf qu’il constitue pour sa mère Bernadette . Agoraphobe, tétanisée par certains angoisses, elle emploie en Inde une assistante qui s’occupe de ses courses et de toute ses démarches sans que son mari Elgie ne soit au courant. Excentrique, architecte de génie ayant abandonné sa carrière pour celle de son mari, Bernadette ne supporte pas la vie à Seattle. Sans prévenir, elle disparaît et sa fille Bee va essayer de la retrouver grâce à tous les documents. S’en suit un récit à la structure étonnante avec des échanges de mails, de fax, de notes sans temps mort et  rythmé. Bee découvre les facette de la personnalité de sa mère  et les surprises sont nombreuses. Si il y un petit air de Desperate Housewives dans ce roman, la  réflexion sur la place d’une firme comme Microsoft dans une ville où tout le monde vit, respire et  mange pour son employeur et la satire sociale sont bien présentes !

De l'humour , des rebondissements, une écriture vive, pas de temps mort, bref un vrai régal !

Le billet de Cathulu

mercredi 23 janvier 2013

Alma Brami - Lolo


Éditeur : Plon - Date Parution : Janvier 2013 - 167 pages et un avis mitigé... 

Avant de pouvoir subir une énième augmentation mammaire Lolo doit se rendre chez un psy. Plus de trente séances où Loso se confie.

Au nom de Lolo, ça fait tilt. Le rapprochement est fait avec Lolo Ferrari, starlette et bimbo à qui l'on associe seulement un corps passé et repassé au bistouri. A travers ces séances chez le psy, Lolo raconte et l'on découvre une femme de trente-huit ans blessée, manipulée et aimante. Son mari Alain est son manager. Il décide et Lolo obéit car tout ce qu'il fait est pour pour le bien de Lolo. Et surtout pour ramasser de l'argent. Elle l'aime son Alain. Aveuglement ou presque. Celle dont la mère disait qu'elle était la princesse au petit pois n'est pas qu'un monstre de foire, une femme réduite à un corps qui se plie à toutes les exigences. On découvre une personnalité puzzle : une enfant battue par sa mère et où l'amour pour son mari côtoie les rêves de gloire et cette reconnaissance envers Alain qui a fait d'elle quelqu'un. Si cette nouvelle intervention est un sésame pour dorer à nouveau aux yeux du monde, Lolo la veut mais la craint également. Entre crises de larmes, sourires et espoirs, la naïveté est contrebalancée par la lucidité. Une vie émaillée de souffrances, de poudre aux yeux, d'illusions et de désenchantements.

Alma Brami se glisse dans la peau de Lolo, brise l'image sulfureuse et provocatrice pour nous tendre le miroir d'une femme brisée. Touchante par sa détresse et son manque d'amour flagrant, par son obstination à fermer les yeux sur Alain manipulateur à l'extrême.
Mais hélas ça n'a pas suffi à ce que je comprenne Lolo ou que j'épreuve une forme d'empathie pour elle.  Je ne remets nullement en cause l'écriture de l'auteure mais le personnage de Lolo est à mes yeux un personnage médiatique comme il en existe tant d'autres. 

D'Alma Brami, j'avais lu et aimé Sans elle et Ils l'ont laissée là (non chroniqués).
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