dimanche 26 mai 2013

Oh ma maman...

En ce jour de fête des mères, je ne vais pas me lancer dans de longues tirades (où forcément le personnel perlerait entre les lignes). Je vous mets juste les paroles de la chanson de Miossec "maman", chanson qui exprime ô combien une partie de ce que j'aurais aimé dire...

Je n'ai pas su devenir l'homme qui devait tant te plaire
Qui aurait dû assouvir toutes tes prières
J'ai même appris à te mentir à te voir sous une autre lumière
Tu voyais mon avenir un peu plus terre à terre
Mais je suis tombé dans les orties j'ai dévalé dans les fougères
En voulant te faire plaisir en sortant de l'ordinaire
J'ai côtoyé le pire j'ai fait le nécessaire
Pour un jour te faire sourire ou tout du moins je l'espère

Oh ma oh ma Oh ma maman `
J'ai si peu de regrets et tellement de souvenirs
Que s'il fallait tout refaire je prendrais un grand plaisir
A tout reprendre à l'envers
Je n'ai pas envie d'en finir il faudra un jour t'y faire
Je n'ai jamais osé te le dire
Je n'ai jamais cherché qu'à te plaire

Oh ma oh ma Oh ma maman
Tant que je respire j'espère encore Maman
Je ne sais rien de l'avenir je ne contrôle plus mes arrières
J'ai succombé à des plaisirs qui devraient un jour te déplaire
Oh ma oh ma Oh ma maman

Maman moi-même, j'avance, j'essaie de faire au mieux et de ne pas  répéter des erreurs commises par ma mère. Donner à mes filles ce qui m'a manquée ( je ne parle de choses purement materielles) et surtout leur transmettre à mon tour des valeurs dans lesquelles je crois. Le respect, l'ouverture d'esprit, et apprendre à ne pas juger  les personnes selon des critères qui deviennent de plus en plus importants dans notre société. La valeur humaine ne se compte pas selon le paraître mais dans l'amitié, l'entraide, l'écoute, la complicité... j'en reste persuadée.


samedi 25 mai 2013

Aimée Bender - La singulière tristesse du gâteau au citron


Éditeur : Editions de l'Olivier ) Traduit de l'anglais(Etats-Unis) par Céline Leroy - Date de parution : Février 2013 - 344 belles pages entre fable et réalité ! 

Le jour de ses neuf ans, Rose goûte au gateau spécialement cuisiné par sa mère. Sous le citron et le sucre, elle ressent le sentiments de sa mère. Un vide, une tristesse. Pourtant, sa mère semble heureuse. A partir de ce jour, Rose ne peut plus manger un plat sans éprouver les émotions de celui qui l'a cuisiné. Et dans quel état d'esprit était la personne  : heureuse, préoccupée, énervée ou inquiète. Elle qui croyait sa mère contente de son existence et de sa famille va douter. Comment vivre avec un tel don? Comment dissimuler à sa mère ce qu'elle a deviné à son sujet ?

A mi-chemin entre la fable et la réalité, ce livre est une très belle découverte ! A l'école, Rose  se tourne vers la nourriture industrielle pensant échapper aux émotions mais elle reconnaît d'où les ingrédients proviennent. Chez elle, elle s'efforce ne le laisser rien transparaître en avalant difficilement chaque bouffée préparée par sa mère. Rose grandit et son palais s'affine. Son frère aîné et unique, un petit génie, voit lui aussi sa vie bouleversée par un autre don. Dans ce roman d'apprentissage, Rose comprend  que les fondations de sa famille ne sont pas aussi solides qu'elle en ont l'air et qu'elle doit s'accommoder de son pouvoir.

S'il y une belle sensibilité dans ce roman, il n'est pas pas aussi léger que l'on pourrait le penser. Aimée Bender nous démontre avec poésie et tendresse que l'on peut grandir en étant différent. Trouver sa place et se servir de qui était un handicap comme un atout.
Un roman d'une beauté singulière  qui m' a touchée et fait vibrer ! Un livre qui n'est pas sans rappeler  Chocolat amer de Laura Esquivel.

Julien (mon libraire chouchou ) me l'avait conseillée.
Cathulu, La ruelle bleue, Reading in the rain ont beaucoup aimé, Jérôme et Joëlle sont d'avis différents.

vendredi 24 mai 2013

Brian Leung - Seuls le ciel et la terre


Éditeur : Albin Michel - Traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Hélène Fournier - Date de parution : Mais 2013 - 369 pages et des émotions arrivées trop tard... 

Etats-Unis, 1927. Adele Maine surnommée Miss Addie revient à Dire Draw une petite ville minière du Wyoming. On l’accueille à bras ouverts pourtant quarante ans plus tôt, elle a failli être tuée pour avoir aidé un chinois à s’enfuir lors d’une émeute. Et si elle est de retour c’est dans le but de connaître enfin la vérité.

J’aurais aimé dire vous que j’ai été emportée par cette histoire mais les émotions sont arrivées en fin du roman. Pourtant, il s’agit du portrait d’une femme courageuse, téméraire que nous dresse Brian Leung dans un contexte historique que j’ignorais. A partir de 1820, il y eut de grandes migrations d'Irlandais, de Suédois, de Norvégiens, d'Allemands et de Chinois vers les Etats-Unis. On leur offrait un emploi assuré par la compagnie des chemins de fers ou celle des mines, un salaire, le rêve américain sauf que le racisme avait été oublié pour  les Chinois. Abandonnée par sa mère très jeune, Addie a toujours côtoyé un monde d’hommes avec son père et son frère Tommy. Mais à sa majorité, Tommy délaisse le Kentucky, leur père alcoolique et part dans le Wyoming qui représente un Eldorado. Il y a acheté une concession et demande à Addie de venir avec lui mais elle ne peut se résoudre à laisser son père seul. Après sa mort, elle rejoint Tommy. Stupéfaite, elle découvre que son frère travaille dans une mine de charbon et survit dans des conditions déplorables. La concession de Tommy n’est qu’une terre aride où rien ne pousse. Pour la première fois de son existence, elle voit des Chinois et Tommy lui conjure de ne pas les approcher. Considérés comme des sous-hommes, ils sont exclus. Tommy lui présente Muuk un européen. Lors d’un éboulement, Addie perd son frère et est la seule à descendre pour sauver des hommes dont un chinois. Elle se marie avec Muuk et se noue d’amitié avec Wing Lee. Mais Muuk ne voit pas d’un bon œil cette relation. Les tensions se font plus vives à la mine, les "blancs" prétendent que les Chinois prennent leur travail et demandent leurs départ. Ce sera l’étincelle qui mettra le feu aux poudres.

Une femme qui juge les personnes pour ce qu’elles sont et non en fonction de leurs origines raciales, une femme  animée de justice et non  de vengeance,  de grands espaces, une histoire d’amour impossible au vu des préjugés, une belle écriture  : tous les ingrédients que j’aime sont présents mais je suis en restée en dehors de ce roman. Une certaine lenteur dans le récit a joué comme un frein et a empêché que les émotions me saisissent. Elles sont arrivées mais trop tard... Dommage.
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