lundi 24 juin 2013

Ian McEwan - Expiation

Editeur : Gallimard - Date de parution : 2005 - Traduit de l'anglais par Guillemette Belleteste - 488 pages et un coup de cœur ! 

Angleterre, Août 1935. Briony la cadette d'une famille aisée attend avec impatience l'arrivée de son frère Léon. A 13 ans, elle a décidé de devenir romancière. Sa forte personnalité doublée d'un sens de l'observation lui confèrent des certitudes inébranlables. Et lorsqu'elle surprend Robbie, un étudiant extrêmement brillant et qui n'est autre que le fils de la domestique, avec sa sœur Cecilia, elle y voit une menace et non une scène d'amour. En une journée, le destin des personnes sera modifié car Briony va avancer un témoignage dans lequel les interrogations sont des convictions. Un témoignage qui est l'amorce d'un drame et de destins bouleversés.

Entre Ian McEwan et moi, il s'agit d'une histoire d'amour sulfureuse. Après un coup de foudre avec Sur la plage de Chesil, Délire d'amour et L'enfant volé ont signé notre rupture. Et ces retrouvailles ont fait battre mon cœur à la chamade. Le grand amour est de retour ! Car j'ai vibré, j'ai frémi, j'ai été embarquée par cette histoire dans un état de bonheur extatique ! Tout y est du grand Art ! L'écriture si délicieuse, le déroulement où les questions, les doutes mènent la danse et un final de Maître ! Alors que la canicule s'est abattue sur l'Angleterre, Briony a écrit une pièce de théatre afin de fêter dignement le retour de son frère Léon accompagné d'un ami étudiant. Future romancière dans l'âme, elle pense avoir cerné mieux que quiconque la nature humaine. Mais, ses cousins du nord lui donnent du fil à retordre et elle abandonne l'espoir d'une représentation. En une soirée, un drame se joue : un viol et l'arrestation de Robbie. Le témoignage de Briony fait voler en éclats la vie de la famille. Quelques années plus tard, on retrouve chacun des personnages dans un contexte différent. La guerre bat son plein, Cécilia a rompu les ponts avec sa famille et Robbie se bat en France. Briony a grandi, elle porte ses actes de l'été 1935 comme un fardeau dont elle voudrait se repentir. Peut-on pardonner ? Est-il si facile de se débarrasser de sa culpabilité ?

Ian Mc Ewan excelle dans ce roman ! Dans la première partie, il nous livre des fragments de l'avenir tel qu'il aurait dû être. Il plante un décor où les détails sont aussi importants que la psychologie des personnages. La seconde partie révèle des tenants et des aboutissants inattendus. Non, je n'ai pas lu ce livre, je l'ai ressenti avec intensité. Si vous cherchez un vrai roman hors pair, un bijou, n'allez pas plus loin ! L'ambiance, le suspense distillé, la construction et le style m'ont scotchée ! Et une fois commencée cette lecture, il est difficile de la lâcher. Du pur bonheur !

Un couip de cœur pour Hélène également , le billet de Sylire renvoie à plein d'autres !



dimanche 23 juin 2013

Tonie Behar - Grands boulevards


Éditeur : JC Lattès - Date de parution : Juin 2013 - 402 pages divertissantes et qui font passer un agréable moment ! 

Ce roman est arrivé à point. Un temps morose (et dire qu’il paraît que c’est l’été), de la fatigue et des lectures fortes qui m’ont habitée pendant plusieurs jours ( je suis une éponge et il m’ a fallu du temps pour me vider des émotions suite à Annabel de Kathleen Winter et en écrivant ces lignes, je me rends compte que je porte toujours en moi ce livre). Bref, j’avais besoin de légèreté mais sans guimauve et Grands boulevards me l’a apportée !

Doria trentenaire comédienne dans les publicités et croyant au pouvoir exercer enfin un jour son métier sort d’une rupture amoureuse. Elle s’installe temporairement chez son père Max joueur de poker et amateur de cigares. Il a toujours vécu dans cet un immeuble du boulevard Montmartre et connait l’histoire quartier et ses habitants. Simon le fils de la demi-sœur de Doria est hébergé lui aussi par Max pour ses études. Mais voilà que la la banque qui est propriétaire décide de le vendre. Max ne possède pas les moyens de racheter son appartement comme la plupart des autres locataires. Mais il est bien décidé à tout mettre en  oeuvre pour ne pas être expulsé.

Des jeudis soirs coquins destinés aux femmes où des sextoys sont vendus, un bar kebab, un beau jeune homme qui fait craquer Doria, un designer assez étrange, un femme triste et autoritaire... Voici quelques uns des habitants de cet immeuble que l'on croise et que l'on suit. Et  aide son on père en servant de Facebook. Un véritable élan de solidarité va voir le jour alors que Doria tombe amoureuse, que Simon connaît les joies et déboires du premier amour et le lecteur n'est pas au bout de ses surprises !

Aucun temps mort, le ton est frais mais je le rappele sans guimauve, l'écriture est entraînante, et si l'on devine une partie du mot final, ce roman est une jolie découverte rien que pour le style de Tonie Behar  (qui  jongle très habilement avec les enchaînements ) !
Des bulles pétillantes à  lire pour passer un agréable moment !

Les billets d'A bride AbattueBlablamania, Caroline, Daniel Fattore, Lucie et celui de Stephie qui renvoie à d'autres liens.

vendredi 21 juin 2013

Sandrine Roudeix - Les petites mères


Éditeur : Flammarion - Date de parution : 2012 - 180 pages et un avis mitigé...

Rose va quitter quelques heures le milieu aisé dans lequel elle vit désormais avec son fiancé pour aller lui présenter sa famille. Famille, mot féminin qui réunit l’arrière grand-mère, la grand mère et sa mère. Sa mère est secrétaire, sa grand-mère marchande de légumes, et son arrière grand-mère, ancienne femme de ménage, immigrée, fille d’ouvrière. Personne ne sait que toutes ont été abandonnées par leur homme pendant ou après la grossesse. 

Une boule au ventre, Rose appréhende cette rencontre. Revenir aux sources de la matrice où disputes, querelles ont animé son enfance. Entre Conception, Fernande et Babeth, il y a toujours eu une animosité liée à l’incompréhension. Au manque de communication. Les rêves caressés pour briser ce cercle maudit, les mises en garde se sont transformées en désenchantements. Sur ses épaules, Rose porte le symbole d’être sortie du milieu social dans lequel elle a été élevée. Mais Rose ressent de le honte: regarder en arrière lui apporte de la honte mais aussi des jolis moments partagés avec Conception. On découvre ces femmes, leurs projets avortés et leurs vies.

Et j’aurais dû crier au bonheur mais malgré une écriture sensible.  j’ai trouvé l’ensemble trop linéaire dans la narration  Et de très beaux passages n’ont pas suffi …  

Aifelle, Cathulu,  Lucie, Sylire , Un autre endroit ont aimé , comme moi Antigone est plus réservée.
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