jeudi 25 juillet 2013

Claude Ribbe - Eugène Bullard


Éditeur : Cherche-Midi - Date de parution : 2012 - 241 pages et la vie passionnante d'un homme !

Eugène voit le jour en 1895 à Colombus en Géorie en 1895. Très jeune, Eugène sait ce que le Ku Klux Klan est capable de faire contre les gens de couleur comme lui et sa famille. Cette situation est encore plus inacceptable à ses yeux que son père lui a vanté la France où les gens de couleur n'ont rien à craindre. A onze ans, il s'enfuit de chez lui avec l'idée de rejoindre l'Europe. Toujours aux Etats-Unis et en attendant un jour de partir, il doit se nourrir. Multipliant les boulots, il est palfrenier puis jockey et enfin boxeur. Si le destin va intervenir, la pugnacité d'Eugène et ses convictions qu'un homme de couleur est égal à un homme blanc vont y être pour beaucoup dans la suite de sa vie. Il embarque clandestinement à bord d'un bateau allemand, débarque en Angleterre puis rejoint Paris en tant que boxeur. Le Paris festif où l'on s'amuse. Mais 1914 et la guerre abattent une chape de plomb. Eugène veut combattre, défendre la France et s'engage dans la légion étrangère (seule possibilité pour lui). Il connaîtra l'horreur des tranchées, fera la connaissance de l’écrivain Blaise Cendrars et du peintre Moïse Kisling. Blessé  à la jambe, Eugène veut devenir aviateur et il y parviendra. Cet homme débarqué des Etats-Unis des années plus tôt sans aucun papier officiel sera le premier premier pilote de chasse d'origine Afro-américaine.

Je ne vais pas tout vous raconter toute la vie d'Eugène Bullard mais cet homme a toujours défendu une valeur qui lui était chère qui lui était chère : l'égalité. Il subira le racisme en France à certains occasions mais jamais il ne baissera les bras. Un homme qui aimait s'amuser et la musique ( il sera jazzman, directeur d'un cabaret) et qui a su toujours comment s'adapter aux modes. Lors de la seconde guerre mondiale, le contre-espionnage français lui propose de travailler pour eux. Malgré une vie riche en événements et en rencontres, Eugène mourra dans l'anonymat et la pauvreté.

Ce récit est tout simplement passionnant ! J'ai été touchée par Eugène, par son combat pour la lutte contre les inégalités raciales et par sa vie extraordinaire ! 

Or, ce qui paraissait humiliant à Eugène, ce n'était pas d'être comparé à un singe, c'était d'en arriver à confondre son semblable avec un animal privé de raison.

Le billet d'In Cold Blog qui m'a offert ( oui, je suis gâtée) ce livre ! Et si vous le voulez, vous pouvez découvrir Eugène et passer un moment avec lui...

mardi 23 juillet 2013

Florence Seyvos - Le garçon incassable


Éditeur : Editions de l'Olivier - Date de parution Mai 2013 - 173 pages toutes en subtilité et en pudeur!   

La narratrice se rend à Hollywood pour mener des recherches sur la vie de Buster Keaton, figure célèbre du cinéma. Homme malléable qui effectuait des chutes, projectile qui n'avait peur d'aucune limite. Elle est aussi la soeur d'Henry, garçon handicapé, maladroit. Enfant, il devait se contraindre à des exercices de rééducation durs et douloureux. Pour Buster Keaton et Henri, le corps était mis à l'épreuve constamment. L'un en tirera la gloire, l'autre la volonté de progresser.

Dans ce roman, les existences de Buster Keaton et Henri sont racontées en parallèle. Aucune corrélation directe n'est établie. Les points qui les relient sont des fils invisibles que l'on perçoit. Récit où le burlesque, la gaité côtoient la différence liée à l'handicap. Tout est dans la subtilité, dans ces deux vies où la pudeur cache des blessures.

Florence Seyvos nous ouvre des univers qui semblent différents au départ mais qui au fil des pages sont liées. Miroirs tendus entre deux hommes et où le portait de la narratrice se dessine. Elle qui a toujours veillé son frère et l'a encouragé das ses progrès pour obtenir une indépendance.

Les émotion sautent à la gorge discrètement et se déploient, le tout avec une écriture sans fioritures où chaque mot est pesé. On ressent cette constance à ne pas ne dire de trop, à laisser une place au lecteur. Un récit subtil, puissant et émouvant qui ne laisse pas indemne ! 

Les billets de Cathulu, Charlotte, EmeraudeMelly lit

lundi 22 juillet 2013

Victoria Hislop - L'île des oubliés


Éditeur : Le Livre de Poche - Traduit de l'anglais par Alice Delarbre - Date Parution : Avril 2013- 520 pages vite oubliées...

Alexis une jeune femme se rend en Crète à Plaka pour découvrir l’histoire familiale sur laquelle sa mère est restée toujours peu loquace. En face du village se trouve l’île de Spinalonga une ancienne léproserie. A Plaka, Alexis rencontre une femme qui a connu sa mère autrefois et c’est elle qui va lui raconter l’histoire de sa famille sur trois générations.

Des femmes, des familles pauvres et des riches, des mariages, des tromperies, des amours contrariés…En fait, la base de ce roman n’a rien de nouveau. Seul point ajouté la lèpre, les conditions de vie des malades séparés de leurs familles et isolés à sur l’île de Spinalonga qui était effectivement une léproserie.
Si cette fresque familiale se laisse lire, je n’y ai rien retiré. La trame est trop prévisible à mon goût et il m'en faut plus pour être conquise.
De plus, certaines tournures comme « dans les profondeurs ténébreuses de son rêve sous-marin » m’ont laissée de marbre.
Plus de 500 pages qui se lisent vite et qui seront vite oubliées. 

De nombreux avis différents  Bladelor, Cynthia, Géraldine, HélèneL'antre des mots, Manu, Miss Alfie,   Nadael, Sandrine (SD49), Sylire


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