mardi 3 septembre 2013

Marie-Renée Lavoie - Le syndrome de la vis


Éditeur : XYZ - Date de parution : 2012 - 211 pages rafraîchissantes mais un peu trop légères...

Josée est à bout physiquement et surtout nerveusement car elle ne dort plus. Professeur, ses nuits sont de longues insomnies où son esprit tournicote inlassablement. Elle est sur le point de péter un câble sur la journée.

Voilà un roman rafraîchissant mais qui n'a pas su me convaincre. Si le rythme est entraînant et que j'ai souvent eu le sourire aux lèvres, j'ai trouvé que l'ensemble avait un goût de guimauve. Des personnages haut en couleurs, bienveillants envers Josée, trop d'ailleurs. Sans compter une happy end qui tombe comme un cheveu sur la soupe.
Mais heureusement il y a des passages avec une belle humanité sincère et surtout les expressions québécoises qui sont comme  des bonbons dont on se délecte !

Le problème, c’est de rester endormie. Alors j’attrape L’Île du jour d’avant, d’Umberto Eco, l’un de mes livres de nuit de prédilection – j’ai mis six mois à atteindre la page 51 – et j’essaie, comme chaque jour, de me rappeler de quoi il est question dans ce roman. Pourtant, la fin du chapitre n’est pas loin, au prochain tournant de page, je le sais parce j’ai triché pour m’encourager, mais je ne l’atteindrai pas, la petite peau repliée sur mes yeux se déploie inexorablement, contre ma volonté. C’est l’un des grands paradoxes de ma vie: tant vouloir, au même moment, veiller et dormir.

Les billet de Cathulu  et Karines:) plus enthousiastes que moi.

Et une première participation au challenge proposé par Karine:) et Yueyin consacré au Québec!






lundi 2 septembre 2013

Nicolas Clément - Sauf les fleurs


Éditeur : Buchet Chastel - Date Parution : Août 2013 - 75 pages et un petit bijou de  littérature !

Marthe âgée de douze ans et son petit-frère Léonce sont soudés pour protéger leur mère contre leur père qui a la main leste envers sa femme. Tous vivent à la ferme. L’amour maternel, les moments de réconfort puisés auprès des bêtes, ce lien si fort avec son frère et la lecture sont son quotidien comme la boule de peur logée dans le creux de l’estomac. Douze puis quatorze puis seize ans. Marthe grandit et découvre les premiers émois amoureux et un espoir nouveau. Elle a décidé que plus tard elle étudiera le grec. S’adonner à sa passion et partir de la ferme avec sa mère et son frère. Oui, ils quitteront cet enfer. C’est son rêve de fuir ce père violent. A dix-huit ans Marthe partira en effet pour ses études mais la ligne tracée sera fracassée juste avant. A Baltimore, une nouvelle vie l’attend. Apprendre à parler sans crainte, le goût de la liberté sans oublier Léonce son frère qu’elle aime tant.

Et on voudrait tant pour Marthe qu’elle ait devant elle une feuille blanche pour écrire tous ses vœux ! Qu’elle soit heureuse, que le passé soit chassé mais on pressent que non elle n’y aura pas le droit à ce bonheur mérité. Et ça fait mal, d’autant plus mal que ce roman est écrit dans une écriture magnifique ! Un premier roman qui m’a époustouflée ! 
Nicolas Clément possède un vrai style : une écriture épurée et majestueuse où les tournures, les mots sont calibrés avec précision pour qu’il n’en reste que leur quintessence ! Une poésie à couper le souffle et une narration inhabituelle qui m’a ferrée et conquise d’emblée. Car justement cette narration intervient dans l’histoire, accentuant la puissance de ce texte et des non-dits qui perlent entre les lignes. Une histoire toute en sensibilité et en pudeur où la beauté côtoie la violence.

Un petit bijou de littérature et un grand coup de cœur !
Le billet de Laure tout aussi enthousiaste! Julien, libraire chez Dialogues, l'a beaucoup aimé aussi !

Difficile de choisir un extrait car j'ai inséré des post-it à chaque page..

Ici, parler tue moins que là-bas. Abritée derrière mon paravent d'étrangère, j'achète un magazine, entre dans un musée ou commande un soda sans serrer les dents. A la ferme, il fallait mâcher les phrases, peser le pour et le contre, répéter chaque émotion en coulisse avant de sentir. Lorsque nous voulons parler, Papa nous renvoie dans nos cordes et nous freinons les mots de lait qui menacent de pousser si nous ouvrons  la peur qui nous guide. Peu à peu, nous devenons muets.






dimanche 1 septembre 2013

Retour de vacances

Nous sommes rentrés dans la nuit de vendredi. J'ai fait le plein de sommeil et j'ai dormi plus que je n'ai lu. Du soleil, de la tranquillité, la mer mais trop de rouleaux pour y nager, des forêts et du geocaching, des dunes abruptes offrant de magnifiques paysages. Contraste saisissant entre l'océan à perte du vue et des forêts denses. Bonheur d'aller nager plusieurs fois par jour dans une piscine découverte et de déverrouiller petit à petit son corps après de longues heures de route. Tester quelques glaciers et en élire un pour le reste de la semaine grâce à sa glace au caramel beurre salé (un délice!). Sur la route du retour, sautiller de joie au premier panneau Brest. Retrouver sa maison synonyme d'un endroit où l'on se sent bien et son lit ( ô bonheur!).

A l'aller comme au retour, j'ai été effarée du comportement de certains conducteurs. Conduite agressive, aller vite pour grappiller quelques secondes, serrer les autres voitures. Je me demande qui se cache derrière ces automobilistes. Dans la vie de tous les jours, sont-ils pareils? Arrogants, sûrs d'eux, prêts à bousculer les autres et s'octroyant tous les droits. Ou alors se délestent-ils de leurs frustrations derrière le volant ? Au quotidien, font-ils preuve d'une politesse déguisée pour les codes de la société?

Demain, je renoue avec mes habitudes, ce blog et vos billets.

Bon dimanche !
Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...