Éditeur : Asphalte - Traduit de l'italien par Sarah Guilmault - Date de parution : Janvier 2014 - 214 pages qui ne peuvent qu'interpeller !
Quelque part dans le nord de l’Italie, une immense décharge à ciel ouvert et une usine d’incinération sont aux portes d’une ville. Un lieu où des personnes vivent. Quelques adultes mais aussi deux adolescents Iac et Lira Funesta en rupture avec leur famille. Cette poignée d’humains en marge de la société survit grâce à ce qu’ils trouvent dans les sacs poubelles déversés chaque jour. Organisés, ils ont leurs propres règles comme ne pas aller vers le cœur de la décharge la Putride qui ressemble à du magma de couleur opaque. Aussi dangereux et aussi imprévisible.
A côté des camions-poubelles et des pelleteuses, ils récupèrent et trient ce qu’ils ont besoin sans se faire voir. Saddam le Turc aux mains agiles répare ce qui peut l’être encore, Ian et Argos le revendent au marché aux puces le samedi matin. Le Vieux un clochard alcoolisé ne quitte pas son tas de couvertures tandis qu'Argos par sa taille est surnommé le géant. Ian est déscolarisé, il préfère vivre à la décharge qu’avec sa mère et son petit frère Tommi qui lui voue une admiration. Iac parle peu au contraire de Lira Funesta. Et si tous ont un parcours et un passé différent, ils forment une sorte de communauté. Certains savent qu’ils vivent là et leur présence dérange car eux voient ce qui s’y passe réellement. Car outre les déchets ménagers, la décharge accueille illégalement des déchets toxiques, elle est le dernier maillon d’une chaîne de trafic. Et il y a Silvia qui n’appartient pas à leur monde, une adolescente que Iac a remarquée car elle emprunte une rue située pas loin de la décharge. Fille de chirurgien esthétique, son monde à elle est aseptisé et est construit sur l’argent. Quand un incendie se déclare, seul Lorenzo un pompier s’inquiète pour eux.
Les chapitres alternent la vie des membres de la décharge et celui de la famille de Silvia. On passe ainsi de la pauvreté au luxe, du nécessaire au superficiel, de l’abîme entre privilégiés à ceux qui sont des éclopés de la vie. Si la société actuelle de consommation toujours plus avide est pointée du doigt, ce roman dénonce avant tout le trafic de déchets qui existe bel et bien en Italie. Sous la plume de l'auteure, la décharge apparaît comme un personnage à part entière qui se nourrit et régurgite.
Quand on lit les événements et les faits énoncés dans la postface, le sentiment que l'argent domine (corruption, blanchiment provenant du trafic de déchets dangereux) au détriment de la santé et de planète fait mal....
Elisabeth Bucciarelli ne donne pas de leçon mais nous expose une triste réalité. Sombre et âpre, cette lecture interpelle et fait réfléchir !
Car la vie leur avait appris à tous qu'il fallait craindre ceux qui ont peur, parce que c'est la peur qui pousse à accomplir les pires infamies.
jeudi 23 janvier 2014
mardi 21 janvier 2014
Leçon du jour
Une gastro, une poussée de polyarthrite ou pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué. Non? Voir l'Ipad sur la table de chevet de Monsieur et avoir une idée (très mauvaise) : s'en servir. Pratique, on effleure l'écran et magique les mots se tapent (presque) automatiquement. Donc des mails, un tour rapide sur quelques blogs. Mais ce simple effleurement dégage une tension mécanique. Leçon du jour pour moi : ne pas se servir de l'lpad en cas de poussée de polyarthrite car la douleur est considérablement augmentée (au moins, je me coucherai moins bête ce soir).
Tout ça pour vous dire : dont' worry be happy et à bientôt ! Le mode off est décrété ( les quelques publications lecture de cette semaine ont été rédigées semaine dernière (oh, je me fais peur (!)).
Tout ça pour vous dire : dont' worry be happy et à bientôt ! Le mode off est décrété ( les quelques publications lecture de cette semaine ont été rédigées semaine dernière (oh, je me fais peur (!)).
Hubert Haddad - Théorie de la vilaine petite fille
Éditeur : Zulma - Date de parution: Janvier 2014 - 398 pages et une déception...
Nous sommes en 1838 à Hydesville dans l'État de New-York. La famille Fox y vit depuis peu dans une ferme. Kate âgée de onze est souvent réveillée par des bruits dans la maison, elle ne tarde pas à mettre sa soeur Maggie âgée de quinze ans dans la confidence. Les deux sœurs mettent au point un système simple pour communiquer avec cet esprit. Il se révèle être celle de l'ancien propriétaire de la maison et qui leur révèle y avoir été assassiné quinze ans plus tôt. Leur mère participe à ces mises en relation avec l'esprit et bientôt habitants de Hydesville et des environs, curieux se pressent dans la maison familiale. Leur sœur de vingt ans leur aînée Leah qui vit à Rochester voit l'occasion de se faire de l'argent et toute la famille la rejoint.
Les sœurs Fox vont devenir célèbres très vite. Leah organise des démonstrations où Kate et Maggie sont sur scène devant des foules. Scientifiques, médecins, gens de la bonne société veulent voir et surtout entendre l'esprit frapper par coups en réponse aux questions des soeurs. Le spiritisme voit le jour : certains deviennent des adeptes, des charlatans en profitent pour se faire passer comme médium. En quelques années, la petite entreprise dirigée par Leah est juteuse. On découvre la personnalité des soeurs, Kate qui semble avoir vraiment un don, Leah qui veut briller dans la haute société et Maggie qui ne peut rien sans Kate. Maggie et Kate deux enfants sorties de leur campagne et qui enchaînent tournée sur tournée. Mais après le succès, les soeurs connaîtront des vies bien tourmentées.
L'auteur n'oublie pas le contexte historique de l'époque et comment le spiritisme a divisé, créant un fossé dans son lit. Hélas, l'écriture d'Hubert Haddad prêche plus dans un style ampoulé qu'élégant et je me suis ennuyée.
Après un démarrage lent, je me me suis sentie engluée comme dans la lecture d'un précis sur le spiritualisme moderne anglo-saxon qui a vu le jour dans cette seconde moitié du XIXe siècle. Je n'ai pas réussi à cerner si Kate avait vraiment un don, à ressentir des émotions. Une déception....
Le billet de Kathel qui a été également déçue, Jostein et Yv sont plus enthousiastes.
Lu de cet auteur Vent printanier un très beau recueil de nouvelles.
Nous sommes en 1838 à Hydesville dans l'État de New-York. La famille Fox y vit depuis peu dans une ferme. Kate âgée de onze est souvent réveillée par des bruits dans la maison, elle ne tarde pas à mettre sa soeur Maggie âgée de quinze ans dans la confidence. Les deux sœurs mettent au point un système simple pour communiquer avec cet esprit. Il se révèle être celle de l'ancien propriétaire de la maison et qui leur révèle y avoir été assassiné quinze ans plus tôt. Leur mère participe à ces mises en relation avec l'esprit et bientôt habitants de Hydesville et des environs, curieux se pressent dans la maison familiale. Leur sœur de vingt ans leur aînée Leah qui vit à Rochester voit l'occasion de se faire de l'argent et toute la famille la rejoint.
Les sœurs Fox vont devenir célèbres très vite. Leah organise des démonstrations où Kate et Maggie sont sur scène devant des foules. Scientifiques, médecins, gens de la bonne société veulent voir et surtout entendre l'esprit frapper par coups en réponse aux questions des soeurs. Le spiritisme voit le jour : certains deviennent des adeptes, des charlatans en profitent pour se faire passer comme médium. En quelques années, la petite entreprise dirigée par Leah est juteuse. On découvre la personnalité des soeurs, Kate qui semble avoir vraiment un don, Leah qui veut briller dans la haute société et Maggie qui ne peut rien sans Kate. Maggie et Kate deux enfants sorties de leur campagne et qui enchaînent tournée sur tournée. Mais après le succès, les soeurs connaîtront des vies bien tourmentées.
L'auteur n'oublie pas le contexte historique de l'époque et comment le spiritisme a divisé, créant un fossé dans son lit. Hélas, l'écriture d'Hubert Haddad prêche plus dans un style ampoulé qu'élégant et je me suis ennuyée.
Après un démarrage lent, je me me suis sentie engluée comme dans la lecture d'un précis sur le spiritualisme moderne anglo-saxon qui a vu le jour dans cette seconde moitié du XIXe siècle. Je n'ai pas réussi à cerner si Kate avait vraiment un don, à ressentir des émotions. Une déception....
Le billet de Kathel qui a été également déçue, Jostein et Yv sont plus enthousiastes.
Lu de cet auteur Vent printanier un très beau recueil de nouvelles.
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