Éditeur : Le Cherche Midi - Traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Jean-Luc Piningre - Date de parution : Mai 2014 - 433 pages idéales pour se changer les idées !
Maggie Fortenberry est agent immobilier à Birmingham dans l'Alabama. Ancienne Miss Alabama à l'aube de la soixantaine, Magggie a décidé de mettre fin à ses jours mais son passage à l'acte est toujours repoussé par un imprévu.
A travers Maggie et Brenda sa collègue et meilleure amie , on revit l'histoire les heures sombres en Amérique mais aussi et surtout principalement les chemins personnels qu'elles ont suivis.
Ajoutez une femme sans scrupules à la tête d'une agence immobilière concurrente, l'évolution des mentalités, Ethel la patronne de Maggie et de Brenda dotée d'un optimisme et d'une soif de vivre incroyables et vous obtenez cette lecture agréable.
Malgré de nombreux bémols ( un début assez lent, des bons sentiments, une trame prévisible sans rebondissements particuliers), on se surprend à s'attacher à toutes ces femmes ( avec une mention particulière à Brenda qui m'a fait souvent fait sourire).
Et même si j'attendais plus de ce roman, cette lecture qui ne me laissera pas un souvenir impérissable est idéale pour se changer les idées !
Les billets de Cathulu, Keisha, MyaRosa
jeudi 8 mai 2014
mercredi 7 mai 2014
Ahmed Kalouaz - Les solitudes se ressemblent
Éditeur : Le Rouergue - Date de parution : Mai 2014 - 92 pages qui touchent et font mouche...
Parce que "les solitudes se ressemblent et les hôtels aussi ", une femme d'une cinquantaine d'années se remémore son histoire qui commence comme pour tout le monde par celle de sa famille. Fille de harkis, elle a connu le camp de Saint-Maurice dans le Gard "Lorsque je suis née, mes parents et tant d'autres vivotaient depuis trois ans dans ce camp ouvert à la hâte. (...). Des panneaux indiquent qu'il s'agit d'un terrain militaire. Camp de prisonniers pendant la Seconde guerre mondiale, des miradors en dominent les abords. C'est là que sont parqués les jouets de l'Histoire. Familles complètes, célibataires, veuves accompagnées de leurs enfants. Tous obéissent à une hiérarchie, une organisation stricte, conduite par un chef de camp, ancien militaire reconverti dans l'humiliation de ceux qu'il considère comme une piétaille de barbares".
Une enfance sans pouvoir aller courir là où elle le voulait, l'école où on l'appelait par un prénom français, le chef de camp qui détournait les prestations sociales, le silence de son père et de sa mère qui avaient fui la terre natale. Puis, le collège où les insultes qui pleuvaient ont nourri une révolte sourde. Au bout de dix années passées dans le camp, ses parents ont obtenu un logement car la rébellion de la jeune génération dans les années 70 avait permise la fermeture de ces camps.
Mais quelquefois qu'importe l'endroit où l'on vit car les étiquettes restent collées sur votre front et votre dos. Et s'ajoute pour son père la difficulté de trouver un emploi lui qui appartenait à ceux que l'on nommait les incasables. Elle se questionne, s'interroge sur qui était son père. Etait-il un traître ?
Elle connaît l'anonymat des chambres d'hôtels pour y faire le ménage mais aussi comme lieu de rencontres avec son amant. Seule aujourd'hui, elle poursuit son introspection. A l'adolescence, sa révolte s'est transformée en fugues et en insoumission.
Dans une écriture ciselée, Ahmed Kalouaz nous livre le portait de cette femme et revient sur une période trouble. Fille d'Arabes, fille de harkis : une double identité difficile à porter, un chemin aux nombreuse ornières pour trouver sa place parmi les relents racistes et ceux qui avaient la nostalgie de la guerre d'Algérie. Une femme qui fait la paix avec elle-même, le poids familial et celui de l'Histoire.
"Je me suis souvent brûlé les yeux en fixant le vide, car l'histoire de mon père n'était écrite nulle part. Les héros, il faut se les fabriquer, les inventer avec leur grandeur et leurs victoires. Autrement, ils ne sont que des êtres promis à l'oubli."
Un texte très fort sur les difficultés des harkis et de leurs enfants. Et une fois de plus, ce livre d'Ahmed Kalouaz a fait mouche !
Un auteur que j'affectionne particulièrement et dont j'ai lu : Avec tes mains - La première fois on pardonne - Une femme aux cheveux noirs -Mon cœur dans les rapides
Parce que "les solitudes se ressemblent et les hôtels aussi ", une femme d'une cinquantaine d'années se remémore son histoire qui commence comme pour tout le monde par celle de sa famille. Fille de harkis, elle a connu le camp de Saint-Maurice dans le Gard "Lorsque je suis née, mes parents et tant d'autres vivotaient depuis trois ans dans ce camp ouvert à la hâte. (...). Des panneaux indiquent qu'il s'agit d'un terrain militaire. Camp de prisonniers pendant la Seconde guerre mondiale, des miradors en dominent les abords. C'est là que sont parqués les jouets de l'Histoire. Familles complètes, célibataires, veuves accompagnées de leurs enfants. Tous obéissent à une hiérarchie, une organisation stricte, conduite par un chef de camp, ancien militaire reconverti dans l'humiliation de ceux qu'il considère comme une piétaille de barbares".
Une enfance sans pouvoir aller courir là où elle le voulait, l'école où on l'appelait par un prénom français, le chef de camp qui détournait les prestations sociales, le silence de son père et de sa mère qui avaient fui la terre natale. Puis, le collège où les insultes qui pleuvaient ont nourri une révolte sourde. Au bout de dix années passées dans le camp, ses parents ont obtenu un logement car la rébellion de la jeune génération dans les années 70 avait permise la fermeture de ces camps.
Mais quelquefois qu'importe l'endroit où l'on vit car les étiquettes restent collées sur votre front et votre dos. Et s'ajoute pour son père la difficulté de trouver un emploi lui qui appartenait à ceux que l'on nommait les incasables. Elle se questionne, s'interroge sur qui était son père. Etait-il un traître ?
Elle connaît l'anonymat des chambres d'hôtels pour y faire le ménage mais aussi comme lieu de rencontres avec son amant. Seule aujourd'hui, elle poursuit son introspection. A l'adolescence, sa révolte s'est transformée en fugues et en insoumission.
Dans une écriture ciselée, Ahmed Kalouaz nous livre le portait de cette femme et revient sur une période trouble. Fille d'Arabes, fille de harkis : une double identité difficile à porter, un chemin aux nombreuse ornières pour trouver sa place parmi les relents racistes et ceux qui avaient la nostalgie de la guerre d'Algérie. Une femme qui fait la paix avec elle-même, le poids familial et celui de l'Histoire.
"Je me suis souvent brûlé les yeux en fixant le vide, car l'histoire de mon père n'était écrite nulle part. Les héros, il faut se les fabriquer, les inventer avec leur grandeur et leurs victoires. Autrement, ils ne sont que des êtres promis à l'oubli."
Un texte très fort sur les difficultés des harkis et de leurs enfants. Et une fois de plus, ce livre d'Ahmed Kalouaz a fait mouche !
Un auteur que j'affectionne particulièrement et dont j'ai lu : Avec tes mains - La première fois on pardonne - Une femme aux cheveux noirs -Mon cœur dans les rapides
mardi 6 mai 2014
Didier Van Cauwelaert - Le principe de Pauline
Editeur : Albin Michel - Date de parution : Mai 2014 - 297 pages et une déception...
Quincy Fariol rêvait être un écrivain. A vingt ans, son premier roman a remporté un prix ... décerné par une les détenus d'une maison d'arrêt. En s'y rendant, il fait la connaissance de Pauline qui aide dans une librairie tout en poursuivant des brillantes études d'informatique. Celui qu'elle aime Maxime est détenu dans cette prison et refuse de la voir depuis plus d'un an. Elle demande à Quincy de l'aider et de faire passer une sorte de message à Maxime. Quincy ne se doute pas une seule seconde quelle tournure prendra sa vie .
Quincy et Maxime tous deux amoureux de Pauline ne seront pas des rivaux comme dans bien des histoires. Une fois libéré Maxime va s'insinuer dans la vie de Quincy en voulant ce qu'il a de mieux pour son ami. Voyou au grand cœur prêt à employer des moyens peu orthodoxes pour que le talent d'écrivain de Quincy soit reconnu. Pauline ne voulant pas choisir entre les deux s'est mariée à un étudiant de sa promotion de Fac. Un trio que l'on suit pendant plusieurs années ponctuées de retrouvailles, de complicité ou d'éloignement.
Voilà les grandes lignes de ce roman qui à la base aurait pu me plaire mais beaucoup de points m'ont gênée. L'auteur ajoute des magouilles politiques et financières qui à mon goût alourdissent l'ensemble. J'ai trouvé peu crédible le personnage de Maxime qui frôle le cliché. La trame de l'histoire dont la fin sucrée joue avec les violons sur les cordes de l'amitié et de l'amour ne m'a pas convaincue.
Si j'ai souri à quelques reprises et malgré quelques réflexions sur l'écriture, je suis ressortie déçue de cette lecture. Je n'y ai pas retrouvé ni charme ni la finesse de Corps étranger ou de La femme de nos vies ...
- Tu ne crois pas que tu confonds un peu trop la littérature avec la politique?
- Ca marche pareil : tu fais peur, on te respecte ou tu es mort. Si je te lâche, tu seras passé du vers de terre au moucheron pour finir en punaise qui s'écrase.
Le billet de l'Irrégulière pour qui c'est un coup de cœur.
Quincy Fariol rêvait être un écrivain. A vingt ans, son premier roman a remporté un prix ... décerné par une les détenus d'une maison d'arrêt. En s'y rendant, il fait la connaissance de Pauline qui aide dans une librairie tout en poursuivant des brillantes études d'informatique. Celui qu'elle aime Maxime est détenu dans cette prison et refuse de la voir depuis plus d'un an. Elle demande à Quincy de l'aider et de faire passer une sorte de message à Maxime. Quincy ne se doute pas une seule seconde quelle tournure prendra sa vie .
Quincy et Maxime tous deux amoureux de Pauline ne seront pas des rivaux comme dans bien des histoires. Une fois libéré Maxime va s'insinuer dans la vie de Quincy en voulant ce qu'il a de mieux pour son ami. Voyou au grand cœur prêt à employer des moyens peu orthodoxes pour que le talent d'écrivain de Quincy soit reconnu. Pauline ne voulant pas choisir entre les deux s'est mariée à un étudiant de sa promotion de Fac. Un trio que l'on suit pendant plusieurs années ponctuées de retrouvailles, de complicité ou d'éloignement.
Voilà les grandes lignes de ce roman qui à la base aurait pu me plaire mais beaucoup de points m'ont gênée. L'auteur ajoute des magouilles politiques et financières qui à mon goût alourdissent l'ensemble. J'ai trouvé peu crédible le personnage de Maxime qui frôle le cliché. La trame de l'histoire dont la fin sucrée joue avec les violons sur les cordes de l'amitié et de l'amour ne m'a pas convaincue.
Si j'ai souri à quelques reprises et malgré quelques réflexions sur l'écriture, je suis ressortie déçue de cette lecture. Je n'y ai pas retrouvé ni charme ni la finesse de Corps étranger ou de La femme de nos vies ...
- Tu ne crois pas que tu confonds un peu trop la littérature avec la politique?
- Ca marche pareil : tu fais peur, on te respecte ou tu es mort. Si je te lâche, tu seras passé du vers de terre au moucheron pour finir en punaise qui s'écrase.
Le billet de l'Irrégulière pour qui c'est un coup de cœur.
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