Éditeur : Denoël - Traduit de l’espagnol par Margot Nguyen Béraud - Date de parution : Septembre 2014 - 110 pages dont on ne sort pas indemne !
Deux frères nommés le Grand et le Petit tombent dans un puits au milieu d'une forêt. Un puits trop profond et les tentatives d'évasion se soldent en échec. Pourtant, il y le sac qui contient de la nourriture mais leur mère leur a formellement interdit d'y toucher. Le Grand y veille pourtant le Petit a faim. Les heures se transforment en jours. Ils sont devenus des prisonniers du lieu.
Dans cette prison aux murs de terre, ils se nourrissent de racines, de vers de terre, se désaltèrent d'eau boueuse. La Grand fait des exercices pour maintenir sa condition physique. Son frère tombe malade, s'affaiblit de plus en plus et sombre dans la folie. En proie à des hallucinations et une aphasie, il divague et a envie de tuer l'autre. Le Grand continue de veiller sur lui. Alors qu'il a aperçu un visage les observer, il ne n'en parle pas au Petit.
Et je n'en dirai pas plus !
Ce conte terriblement dérangeant est un huis clos cruel où la tension va en crescendo. On ressent l'étouffement, le perte de l'innocence du Petit. Et les questions viennent naturellement : qui survira? et de quelle manière?
Ce livre est extrêmement bien mené car à partir d'un moment donné aucun des deux ne parle plus du sac de provisions. Et Iván Repila réussit à focaliser notre attention sur d'autres points et à nous le faire oublier.
L'amour du Grand pour son son frère cadet est immense et il est prêt à tous les sacrifices pour lui. Les deux frères sont deux enfants qui deviennent adultes par cette épreuve. Mais est-ce vraiment une épreuve?
Un livre sur l'amour fraternel, la rage, la vengeance et dont les dernières pages sont une claque ! Vous l'aurez compris, une lecture dont on ne sort pas indemne...
Le Petit continue de mourir quelques jours tandis que son frère essaie de le maintenir encore en vie. Comme si ce n'était qu'un jeu.
Cette citation ne donne pas d'indication sur le dénouement...
Les billets de Cryssilda, Eve, Jerôme, Laure, Sandrine
lundi 8 décembre 2014
samedi 6 décembre 2014
Ron Rash - Serena
Éditeur : Livre de poche - Traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Béatrice Vierne - Date de parution : 2012 - 523 pages et un avis mitigé...
1930 en Caroline du Nord. George Pemberton est un riche exploitant forestier et il vient d'épouser Serena qui n'est pas de la région. Il s'agit d'une femme au caractère bien trempé et qui ne se laisse pas marcher sur les pieds. Tous les deux sont avides d'argent. Le couple entend poursuivre la déforestation pour s'enrichir même si certains s'opposent à ce projet. La main d'oeuvre ne manque pas car avec la crise beaucoup de personnes cherchent du travail. Une vraie aubaine pour George et Serena.
Quand la corruption ne suffit pas pour acheter les autorités, le couple utilise d'autres moyens pour arriver à ses fins. Et Serana se montre encore plus perfide, calculatrice et machiavélique que son époux. Rien ne semble l'arrêter. Seul bémol au bonheur : Serena n'a pas pas pu donner d'enfant à George. elle voit d'un mauvais oeil celui que George a eu avant leur mariage avec une jeune serveuse prénommée Rachel.
Dès les premières pages, la personnalité de Serena fait froid dans le dos.
Des descriptions de la nature et des personnalités, des discussions où le point de vue des ouvriers exploités est exprimé, une ambiance forte : malgré toutes ces qualités, j'ai trouvé que la trame se devinait assez facilement... Et si j'ai poursuivi ma lecture, c'est seulement pour savoir si Rachel et son fils s'en sortiraient.
Ce roman sombre contrairement aux autres livres de Ron Rash m'a procurée beaucoup moins de plaisir.
Des billets et des avis très différents : Alex, Aifelle, Cathulu, Dasola, Krol, Leiloona, Mango, Papillon...
Lu de cet auteur : Le monde à l'endroit - Un pied au paradis - Une terre d'ombre
1930 en Caroline du Nord. George Pemberton est un riche exploitant forestier et il vient d'épouser Serena qui n'est pas de la région. Il s'agit d'une femme au caractère bien trempé et qui ne se laisse pas marcher sur les pieds. Tous les deux sont avides d'argent. Le couple entend poursuivre la déforestation pour s'enrichir même si certains s'opposent à ce projet. La main d'oeuvre ne manque pas car avec la crise beaucoup de personnes cherchent du travail. Une vraie aubaine pour George et Serena.
Quand la corruption ne suffit pas pour acheter les autorités, le couple utilise d'autres moyens pour arriver à ses fins. Et Serana se montre encore plus perfide, calculatrice et machiavélique que son époux. Rien ne semble l'arrêter. Seul bémol au bonheur : Serena n'a pas pas pu donner d'enfant à George. elle voit d'un mauvais oeil celui que George a eu avant leur mariage avec une jeune serveuse prénommée Rachel.
Dès les premières pages, la personnalité de Serena fait froid dans le dos.
Des descriptions de la nature et des personnalités, des discussions où le point de vue des ouvriers exploités est exprimé, une ambiance forte : malgré toutes ces qualités, j'ai trouvé que la trame se devinait assez facilement... Et si j'ai poursuivi ma lecture, c'est seulement pour savoir si Rachel et son fils s'en sortiraient.
Ce roman sombre contrairement aux autres livres de Ron Rash m'a procurée beaucoup moins de plaisir.
Des billets et des avis très différents : Alex, Aifelle, Cathulu, Dasola, Krol, Leiloona, Mango, Papillon...
Lu de cet auteur : Le monde à l'endroit - Un pied au paradis - Une terre d'ombre
jeudi 4 décembre 2014
Pauline Dreyfus - Ce sont des choses qui arrivent
Éditeur : Grasset - Date de parution : Août 2014 - 234 pages à découvrir !
1945. Le livre s'ouvre sur l'enterrement de la duchesse Nathalie de Sorrente où le gratin de l'aristocratie est venu lui rendre un dernier hommage. En moins de deux ans, cette jeune femme belle, séduisante qui vivait pour les bals, les dîners mondains dans l'insouciance la plus totale a vu son monde s'écrouler. Mais afin de préserver ses enfants et surtout des futures alliances, son mari la laissera emporter ses secrets.
La guerre ennuie Nathalie épouse d'un Duc fervent admirateur de Pétain. Ils sont obligés de quitter Paris et ses fêtes pour Cannes où le reste de l'aristocratie trouve également refuge. Elle s'en fiche de la politique et de cette guerre. Tout ce qu'elle veut c'est retrouver sa vie d'avant.
Entre gens de la bonne société où l'on affiche son pedigree, où l'on expose la bravoure des ancêtres, on continue de s'amuser. Et l'on ferme les yeux sur les juifs. Partout, les privations sautent aux yeux mais ce monde huppé se débrouille pour garder au minimum son train de vie. Sauf qu'à la mort de sa mère, elle apprend la véritable identité de son père. Le doute s'empare d'elle mais la lâcheté sera la plus forte.
Avec des petites touches ironiques, cyniques, Pauline Dreyfus n'épargne pas son héroïne et l'aristocratie qui sait retourner sa veste quand elle a besoin. Un monde frivole et hypocrite mais l'auteure réussit à nous faire ressentir un peu d'empathie pour Nathalie par sa prise de conscience (ce qui n'était pas gagné d'avance). Ce roman sur la filiation restitue un monde qui se croyait à l'abri de de tout.
A découvrir !
En larmes sous sa mantille noire, Nathalie a moins pleuré la mort de sa mère - qu'après tout, elle voyait très peu- que son nouveau statut d'orphelin. Il est parfois réconfortant de s'apitoyer sur son propre sort.
Le billet de Mimipinson
1945. Le livre s'ouvre sur l'enterrement de la duchesse Nathalie de Sorrente où le gratin de l'aristocratie est venu lui rendre un dernier hommage. En moins de deux ans, cette jeune femme belle, séduisante qui vivait pour les bals, les dîners mondains dans l'insouciance la plus totale a vu son monde s'écrouler. Mais afin de préserver ses enfants et surtout des futures alliances, son mari la laissera emporter ses secrets.
La guerre ennuie Nathalie épouse d'un Duc fervent admirateur de Pétain. Ils sont obligés de quitter Paris et ses fêtes pour Cannes où le reste de l'aristocratie trouve également refuge. Elle s'en fiche de la politique et de cette guerre. Tout ce qu'elle veut c'est retrouver sa vie d'avant.
Entre gens de la bonne société où l'on affiche son pedigree, où l'on expose la bravoure des ancêtres, on continue de s'amuser. Et l'on ferme les yeux sur les juifs. Partout, les privations sautent aux yeux mais ce monde huppé se débrouille pour garder au minimum son train de vie. Sauf qu'à la mort de sa mère, elle apprend la véritable identité de son père. Le doute s'empare d'elle mais la lâcheté sera la plus forte.
Avec des petites touches ironiques, cyniques, Pauline Dreyfus n'épargne pas son héroïne et l'aristocratie qui sait retourner sa veste quand elle a besoin. Un monde frivole et hypocrite mais l'auteure réussit à nous faire ressentir un peu d'empathie pour Nathalie par sa prise de conscience (ce qui n'était pas gagné d'avance). Ce roman sur la filiation restitue un monde qui se croyait à l'abri de de tout.
A découvrir !
En larmes sous sa mantille noire, Nathalie a moins pleuré la mort de sa mère - qu'après tout, elle voyait très peu- que son nouveau statut d'orphelin. Il est parfois réconfortant de s'apitoyer sur son propre sort.
Le billet de Mimipinson
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